Que vous soyez freelance, artisan ou tout auto-entrepreneur, le barème de l’impôt sur le revenu influence directement vos finances personnelles. Mieux le comprendre vous aide à anticiper vos charges fiscales et à éviter les mauvaises surprises au moment de la déclaration de revenus. C’est un mécanisme parfois négligé, voire méconnu, alors qu’il peut vous permettre de prendre de meilleures décisions : ajuster vos tarifs, mettre de côté pour payer vos impôts, ou choisir le régime fiscal le plus avantageux. En bref, connaître le barème de l’IR (impôt sur le revenu) est un atout pour piloter sereinement votre activité.
Depuis 2026, cet enjeu est encore plus d’actualité. En effet, habituellement le barème est révisé chaque année pour suivre l’inflation. Pour la déclaration 2026 (sur les revenus de 2025), le gouvernement avait envisagé une revalorisation d’environ 1,1 % des tranches, mais le projet de loi de finances 2026 n’ayant pas été adopté à temps, le barème n’a pas été revalorisé au 1er janvier 2026service-public.gouv.fr. Une loi spéciale a reconduit les seuils de revenus de 2025 en attendant le budget définitif. Concrètement, cela signifie que les mêmes tranches de revenus et taux d’imposition qu’en 2025 s’appliquent pour calculer votre impôt 2026 sur les revenus 2025.
Le barème de l’impôt sur le revenu est un système progressif par tranches. Imaginez une échelle : chaque tranche de revenu correspond à un taux d’imposition différent, qui augmente à mesure que le revenu s’élève. Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas la totalité de vos revenus qui est taxée à votre taux le plus élevé, seulement la part qui dépasse chaque seuil de tranche. Ouf ! Cela signifie que plus vos revenus augmentent, plus vous payez d’impôt… mais uniquement sur la partie de revenus dans la tranche supérieure. Le reste est imposé aux taux des tranches inférieures.
En 2026 (pour les revenus de 2025), le barème progressif par part fiscale est le suivant :
(Ce barème est indiqué par part fiscale : voir plus bas le rôle du quotient familial. Il reste identique à celui de 2025 en l’absence de revalorisation au 1<sup>er</sup> janvier 2026service-public.gouv.frservice-public.gouv.fr.)
En pratique, tout le monde ou presque est concerné par ce barème : il s’applique à vos revenus nets imposables, c’est-à-dire vos revenus après abattements éventuels. Si vous êtes marié ou pacsé, on additionne les revenus du couple pour former le revenu imposable du foyer, puis on applique le barème en tenant compte du quotient familial (nombre de parts fiscales en fonction des personnes à charge). Nous détaillons ce mécanisme plus loin.
On entend souvent parler de taux marginal d’imposition et de taux moyen. Quelle différence ? Le taux marginal d’imposition (TMI) est le taux le plus élevé qui s’applique à une partie de vos revenus. En d’autres termes, c’est le taux de la dernière tranche dans laquelle vous tombez. Le taux moyen d’imposition, lui, est le pourcentage moyen de vos revenus que vous payez en impôt – il reflète la part de vos revenus totale qui part à l’impôt.
Pour bien comprendre, prenons un exemple simple :
En résumé, votre taux marginal indique dans quelle tranche maximale vous vous situez, alors que le taux moyen indique l’effort fiscal réel sur l’ensemble de vos revenus. C’est le taux moyen qu’il faut regarder pour comprendre quelle part de vos revenus part réellement en impôt, car même si votre TMI est élevé, la proportion de revenu taxée à ce taux peut être limitée.
Le système du quotient familial vise à ajuster l’impôt en fonction de la composition de votre foyer. Plus vous avez de parts fiscales (enfants, personne à charge, situation de parent isolé, etc.), plus votre revenu imposable par part diminue, et donc moins vous grimpez vite dans les tranches du barème. Cela permet d’atténuer la charge fiscale des familles par rapport à un célibataire au revenu égal.
Par exemple, un couple marié avec 2 enfants représente 3 parts fiscales. Si ce foyer a un revenu net imposable global de 60 000 €, on divise ce revenu par 3 : quotient familial = 20 000 €. L’impôt est d’abord calculé sur la base de 20 000 € (par part), puis le résultat est multiplié par 3 pour obtenir l’impôt total du foyer. Dans cet exemple, le taux marginal appliqué n’atteindra que la tranche à 11 %, grâce aux parts supplémentaires liées aux enfants.
Attention toutefois : l’avantage procuré par le quotient familial est plafonné. L’économie d’impôt apportée par chaque demi-part additionnelle est limitée (aux environs de 1 750 € par demi-part supplémentaire, ce plafond étant révisé chaque année). Autrement dit, au-delà d’un certain point, ajouter des parts (par exemple avoir de nombreux enfants à charge) ne réduit plus l’impôt de manière proportionnelle. Ce plafonnement du quotient familial évite que l’impôt ne diminue trop fortement pour les foyers avec de nombreuses parts.
Comme mentionné plus haut, le barème applicable aux revenus 2025 n’a pas été revalorisé en début d’année 2026 faute de loi de finances votée dans les délais. D’ordinaire, l’indexation sur l’inflation permet d’augmenter les seuils d’imposition chaque année pour préserver le pouvoir d’achat des contribuableslerevenu.comlerevenu.com. Le gel des tranches en 2026 revient à utiliser les mêmes seuils qu’en 2025. La conséquence concrète, c’est que si vos revenus 2025 ont augmenté (même légèrement, par exemple en suivant l’inflation ou une hausse de chiffre d’affaires), la part imposable risque de grimper un peu plus dans les tranches. En clair, ce gel équivaut à une petite hausse d’impôt pour ceux dont les revenus augmentent.
Prenons un cas simple : en 2025, un célibataire n’était pas imposable jusqu’à 11 497 € de revenu imposable. Sans revalorisation du barème, ce seuil reste à 11 497 € pour les revenus de 2025. Si ce même contribuable a vu son revenu passer de 11 000 € en 2024 à 11 800 € en 2025 (soit +800 € liés à l’inflation par exemple), il devient imposable en 2026 sur ~300 € de revenus qui dépassent le seuil inchangé, alors qu’il serait resté non imposable si le seuil avait augmenté. Certes, l’impact individuel est modeste (quelques dizaines d’euros d’impôt), mais c’est ainsi que plusieurs centaines de milliers de foyers auparavant non imposables le deviendront et que tous les contribuables subiront une légère hausse d’impôt si leurs revenus ont progressélerevenu.com.
Il est donc crucial de vérifier votre situation avec ces seuils figés. Ne découvrez pas au dernier moment que vous devez payer de l’impôt alors que vous pensiez en être exonéré ! Pour éviter les mauvaises surprises, n’hésitez pas à faire une simulation en ligne sur le site officiel des impôts en renseignant vos revenus 2025. Vous saurez immédiatement si vous entrez dans le champ de l’impôt ou dans une tranche supérieure.
Si vous êtes micro-entrepreneur, votre revenu professionnel est soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, après un abattement forfaitaire. En régime micro en effet, vous ne déduisez pas vos frais réels, mais l’administration applique un abattement automatique sur votre chiffre d’affaires (CA), représentant vos frais professionnels présumés. Le taux de cet abattement dépend de la nature de votre activité :
Après cet abattement, le montant restant est votre revenu net imposable, qui sera soumis au barème de l’IR comme vu précédemment. Par exemple, si vous êtes freelance développeur (micro-BNC) avec 30 000 € de chiffre d’affaires en 2025, l’abattement de 34 % ramène votre revenu imposable à 19 800 €. Il ne vous reste plus qu’à appliquer le barème : dans cet exemple, vous payez 0 € jusqu’à 11 497 €, puis 11 % sur la part 19 800 € – 11 497 € = 8 303 €, soit environ 913 € d’impôt. Ce calcul équivaut à un taux moyen d’environ 4,6 % d’impôt sur votre chiffre d’affaires, ou ~7,7 % de votre revenu net imposable. C’est plutôt raisonnable, et cela illustre bien que l’abattement micro-entreprise réduit fortement la base imposable.
Bonne nouvelle : si votre chiffre d’affaires est modeste, il est même possible que votre revenu net imposable, après abattement, tombe en dessous du seuil d’imposition. Dans ce cas, vous ne paierez pas d’impôt du tout. Par exemple, un micro-entrepreneur en vente qui réalise 30 000 € de CA aura un revenu imposable de 8 700 € (après 71 % d’abattement), et ne sera donc pas imposable (8 700 € < 11 497 €). Cela montre qu’avec le régime micro, de nombreux petits auto-entrepreneurs échappent légalement à l’impôt sur le revenu.
En tant que micro-entrepreneur, vous avez la possibilité d’opter pour le versement libératoire de l’impôt sur le revenu (aussi appelé prélèvement forfaitaire libératoire). Cette option vous permet de payer l’impôt au fil de l’eau, en même temps que vos cotisations sociales, par un prélèvement proportionnel sur votre chiffre d’affaires. L’intérêt ? Simplifier vos démarches et éviter la régularisation d’impôt l’année suivante. Sur chaque déclaration de CA, vous versez un pourcentage fixe qui règle immédiatement votre impôt sur le revenu.
Les taux de ce versement libératoire (pour la part impôt) dépendent de votre activité : 1 % du CA pour les activités de vente ou fourniture de logement, 1,7 % du CA pour les prestations de services commerciales ou artisanales, et 2,2 % du CA pour les activités libéralesentreprendre.service-public.gouv.fr. Ces pourcentages s’ajoutent aux cotisations sociales calculées sur votre CA (les cotisations sociales ayant leurs propres taux forfaitaires en micro-entreprise). Au total, si vous optez pour le versement libératoire, à chaque échéance (mensuelle ou trimestrielle) vous payez un pourcentage global de votre CA qui libère votre entreprise de l’impôt sur le revenu et des cotisations. Si votre chiffre d’affaires est nul, vous ne payez ni impôt ni cotisation, mais devez quand même déclarer “0” de CA pour rester en règle.
Attention : l’option pour le versement libératoire n’est pas ouverte à tous les micro-entrepreneurs. Il faut remplir une condition de revenu fiscal : votre revenu fiscal de référence (RFR) de l’avant-dernière année doit être inférieur à un certain plafond (par exemple autour de 28 800 € pour une personne seule)entreprendre.service-public.gouv.fr. Concrètement, pour bénéficier du prélèvement libératoire en 2026, votre RFR 2024 ne doit pas dépasser ce seuil (doublé si vous êtes marié ou pacsé). Si vos revenus personnels sont trop élevés, vous ne pourrez pas opter pour cette facilité.
Par ailleurs, il faut respecter une date limite pour opter : l’option doit être demandée au plus tard le 30 septembre de l’année précédant celle pour laquelle elle s’appliquera. Par exemple, pour que le versement libératoire s’applique à vos revenus 2026, il faut en faire la demande avant le 30 septembre 2025. Si vous créez votre micro-entreprise en cours d’année, vous avez jusqu’à la fin du troisième mois suivant votre début d’activité pour choisir le prélèvement libératoire. Une fois choisie, l’option est valable pour toute l’année en cours et reconduite tacitement les années suivantes, sauf si vous la dénonciez (également avant le 30 septembre de l’année pour l’année suivante).
Opter pour le versement libératoire offre simplicité et prévisibilité : vous connaissez à l’avance le pourcentage prélevé, ce qui évite les surprises. Mais est-ce toujours intéressant financièrement ? Pas forcément. Tout dépend de votre niveau de chiffre d’affaires et de votre situation familiale.
En règle générale, le barème progressif classique devient moins intéressant (impôt plus élevé) que le prélèvement libératoire lorsque votre activité génère un chiffre d’affaires important et que votre revenu imposable commence à entrer dans les tranches à 11 % ou 30 %. En revanche, pour un chiffre d’affaires modeste, le barème peut vous faire payer moins d’impôt que le forfait, grâce à l’abattement et aux tranches à 0 %.
Exemple 1 : Vous êtes consultant en micro-BNC (abattement 34 %) avec 30 000 € de CA annuel. Au barème classique, comme calculé précédemment, votre impôt serait d’environ 913 €. Avec le versement libératoire, au taux de 2,2 %, vous auriez payé 2,2 % × 30 000 = 660 € d’impôt sur l’année. Dans ce cas précis, le versement libératoire vous aurait fait économiser environ 253 € par rapport au barème classique.
Exemple 2 : Vous êtes commerçant en micro-BIC (vente) avec 100 000 € de CA en 2025. Sans versement libératoire, votre revenu net imposable après 71 % d’abattement serait de 29 000 €. L’impôt dû au barème progressif serait d’environ 1 925 € (essentiellement 11 % de la tranche au-dessus de 11 497 €). Avec le versement libératoire, au taux de 1 %, vous auriez payé 1 000 € d’impôt (1 % de 100 000). Ici, le prélèvement libératoire se révèle nettement plus avantageux : vous économisez près de la moitié de la charge fiscale (925 € de moins).
Ces exemples illustrent qu’il n’y a pas de réponse universelle. Si vos marges sont faibles ou votre chiffre d’affaires modéré, le barème progressif peut vous faire payer peu ou pas d’impôt (grâce à l’abattement et aux tranches à 0 %). En revanche, si votre activité décolle et que votre CA grimpe, le prélèvement libératoire peut limiter la casse en plafonnant votre impôt à un pourcentage fixe. Pensez à faire des simulations en comparant le montant d’impôt dans chaque cas, afin de choisir l’option la plus avantageuse pour vous. Vous pouvez changer d’option en cours de vie de votre entreprise (passer du prélèvement libératoire au barème classique ou inversement), mais seulement dans les délais impartis comme expliqué ci-dessus.
Comprendre et maîtriser le barème de l’impôt sur le revenu est un véritable outil de pilotage pour votre micro-entreprise. Voici quelques conseils pour optimiser votre situation fiscale :
En résumé, connaître le barème de l’impôt sur le revenu et les options fiscales offertes aux micro-entrepreneurs, c’est bien plus qu’un simple calcul académique : c’est un levier pour gérer efficacement votre activité. En anticipant correctement vos impôts :
Enfin, n’oubliez pas que l’administration fiscale propose des simulateurs en ligne gratuits pour calculer votre impôt de l’année. N’hésitez pas à les utiliser pour vérifier vos estimations. Et en cas de doute sur votre situation, il est toujours judicieux de prendre conseil auprès d’un expert-comptable ou d’un conseiller fiscal. Mieux vaut poser des questions en amont que de faire des erreurs dans sa déclaration. Avec une bonne compréhension du barème de l’IR 2026 et une gestion proactive, vous transformerez l’impôt de contrainte subie en une charge budgétisée et optimisée au service de votre projet entrepreneurial.
Peut-on échapper au barème progressif quand on est auto-entrepreneur ?
Oui, en optant pour le versement libératoire de l’impôt. Comme expliqué plus haut, cette option vous permet de payer un pourcentage fixe de votre chiffre d’affaires en impôt sur le revenu, au lieu d’appliquer le barème classique sur votre revenu net imposable. Attention : il faut en faire la demande dans les délais (avant le 30 septembre pour l’année suivante) et respecter les conditions de revenu fiscal pour pouvoir en bénéficier. Si vous n’optez pas pour le versement libératoire (ou si vous n’êtes pas éligible), vous resterez soumis au barème progressif standard.
Mon taux marginal d’imposition est élevé, pourtant le montant de mon impôt est faible. Est-ce normal ?
Oui, c’est normal. Le taux marginal d’imposition (TMI) n’est que le taux qui s’applique à la dernière tranche de vos revenus. Seule la portion supérieure de vos revenus est imposée à ce taux maximal. Tout le reste de vos revenus est imposé à des taux plus bas (0 %, 11 %, 30 % selon les tranches inférieures). Par conséquent, votre taux moyen d’imposition est bien plus bas que votre taux marginal. Par exemple, un contribuable dont le TMI est 30 % peut très bien n’avoir qu’un taux moyen d’environ 10 % ou moins, selon la répartition de ses revenus dans les tranches. C’est pourquoi un TMI élevé ne signifie pas que “30 % de tous vos revenus partent aux impôts” – la réalité est plus nuancée.
Le quotient familial baisse-t-il vraiment l’impôt ?
Oui, augmenter le nombre de parts de quotient familial (par exemple avec des enfants à charge) réduit mécaniquement le revenu imposable par part, et donc vous fait progresser moins vite dans le barème. Cela se traduit par un impôt total plus faible que si vous étiez imposé sur la base d’une part unique. Cependant, cet avantage fiscal est plafonné : il ne peut pas dépasser environ 1 750 € de gain par demi-part additionnelle (montant précis variant chaque année). En d’autres termes, le quotient familial atténue l’impôt jusqu’à un certain point, mais ne l’annule pas entièrement pour les familles nombreuses ou les situations particulières.
Peut-on changer de régime d’imposition en cours de route ?
Oui, il est possible de changer d’option fiscale, mais pas n’importe quand. Un micro-entrepreneur peut décider de renoncer au versement libératoire (s’il l’avait choisi) ou au contraire d’y adhérer (s’il était au régime classique), mais la demande doit être faite dans les délais légaux. Comme vu précédemment, c’est en général avant le 30 septembre pour une application l’année suivante. De même, passer du régime micro-entreprise au régime réel d’imposition (ou l’inverse) est possible à certaines échéances (par exemple lors de la déclaration de revenus ou en début d’activité). Une fois une option choisie, vous êtes engagé pour l’année fiscale en cours. Il est donc important de bien réfléchir et de faire vos calculs avant de changer de régime, car vous ne pourrez pas revenir en arrière pour l’année en question.
Le barème de l’impôt change-t-il tous les ans ?
En principe oui, il évolue chaque année en fonction de l’inflation. C’est une mesure pour éviter que l’inflation ne fasse artificiellement grimper l’impôt des contribuables (on parle de « correction du salaire fiscal » ou d’indexation du barème). Par exemple, pour l’imposition des revenus 2024, le barème a été revalorisé de +1,8 %service-public.gouv.fr. Cependant, pour les revenus 2025, le gouvernement a choisi à titre exceptionnel de geler le barème (pas d’indexation au 1er janvier 2026) dans un contexte budgétaire particulierlerevenu.com. À l’avenir, il est probable que le barème retrouvera son ajustement annuel normal, sauf décision contraire du Parlement. Il faut donc vérifier chaque année les nouvelles tranches publiées dans la loi de finances, même si les variations sont le plus souvent modestes.
Quel est le meilleur choix pour un micro-entrepreneur : barème classique ou versement libératoire ?
Il n’y a pas de réponse universelle, cela dépend de votre situation. Si votre chiffre d’affaires est faible ou que vous profitez pleinement de l’abattement forfaitaire (frais réduits) – en clair, si votre revenu imposable reste bas – le barème progressif aboutira à un impôt faible voire nul, ce qui peut être plus avantageux que de payer un pourcentage fixe sur le CA. En revanche, si votre chiffre d’affaires est élevé et que votre revenu imposable vous ferait payer un impôt significatif, le prélèvement libératoire peut vous permettre de payer moins d’impôt (et de l’étaler sur l’année). Notre conseil : faites une simulation dans les deux scénarios. Comparez le montant d’impôt que vous paieriez avec le barème classique et celui que vous paieriez avec le versement libératoire. Tenez compte aussi de votre foyer fiscal (quotient familial) et des éventuelles réductions d’impôt auxquelles vous avez droit. Une fois tous ces éléments en main, choisissez l’option qui minimise votre impôt tout en vous offrant la gestion la plus confortable. N’hésitez pas à demander l’avis d’un expert-comptable si le calcul vous semble complexe.
En conclusion, maîtriser le barème de l’impôt sur le revenu 2026 et ses implications pour les micro-entrepreneurs vous donnera une longueur d’avance dans la gestion de votre entreprise. Vous serez en mesure d’anticiper vos paiements, de faire les meilleurs choix fiscaux et d’éviter les mauvaises surprises. L’impôt fait partie intégrante de la vie d’un entrepreneur : autant le comprendre et l’intégrer dans votre stratégie, pour transformer une contrainte en un élément de pilotage de votre réussite
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