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Collectif de freelances en 2026 : rejoindre ou créer un groupement d'indépendants

19.02.2026
Par
Arthur Lambert
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Collectif de freelances en 2026 : rejoindre ou créer un groupement d'indépendants

Travailler seul en freelance, c'est souvent l'objectif de départ. Liberté, autonomie, gestion de son emploi du temps : les raisons de sauter le pas sont connues. Pourtant, une fois lancé, beaucoup d'indépendants se heurtent à un paradoxe : l'isolement pèse, les missions manquent parfois, et répondre seul à de gros appels d'offres devient une limite structurelle. Le collectif de freelances est la réponse que de plus en plus d'indépendants apportent à ces trois problèmes à la fois. Que vous soyez auto-entrepreneur, consultant, graphiste, développeur ou artisan, rejoindre ou créer un groupement d'indépendants peut transformer durablement votre activité en 2026. Dans cet article, vous allez comprendre ce qu'est vraiment un collectif, comment il fonctionne, comment y entrer ou le lancer vous-même, et quelles sont les erreurs à ne pas commettre.

Ce qu'est vraiment un collectif de freelances

Un collectif de freelances est un regroupement de travailleurs indépendants qui décident de collaborer sur des projets ou des missions communes, tout en conservant leur statut individuel. Chaque membre reste à son compte, choisit les projets auxquels il participe, fixe ses propres tarifs et garde son autonomie de gestion. Ce n'est ni une société commune, ni une agence, ni un portage salarial : c'est une forme de collaboration organisée, plus ou moins formelle selon les cas.

On parle aussi de groupement de freelances, d'équipe d'indépendants, de réseau collaboratif ou encore de studio freelance. Le vocabulaire varie, mais la mécanique est la même : plusieurs compétences complémentaires s'associent pour répondre à des demandes qu'aucun de ses membres ne pourrait satisfaire seul. Un développeur web s'allie à un designer et à un expert SEO pour répondre à la refonte complète d'un site. Un consultant en stratégie collabore avec un spécialiste RH et un graphiste pour livrer une prestation globale à un client grand compte.

Le modèle n'est pas nouveau, mais il s'est très fortement accéléré depuis 2022. Selon l'étude Collective.work publiée en 2023, plus d'un demi-million de freelances français envisagent de rejoindre ou de créer un collectif. En 2026, ce chiffre a continué de progresser, porté par la normalisation du travail hybride et la montée en puissance des plateformes de mise en relation.

Pourquoi les freelances rejoignent un collectif

La solitude est la première raison citée. Travailler seul pendant des mois finit par impacter la motivation, la créativité et parfois même la santé mentale. Appartenir à un collectif offre un cadre humain quotidien : des échanges sur Slack, des points hebdomadaires, des événements réguliers, des retours de pairs. C'est l'équipe que le freelance solo ne peut pas avoir autrement.

La deuxième raison est économique. Un freelance seul a un plafond de revenus naturel : il ne peut facturer que son propre temps. Au sein d'un collectif, il peut répondre à des missions plus larges, facturer la coordination et accéder à des budgets réservés aux agences. Les collectifs travaillent souvent sur des projets à forte valeur ajoutée que les clients n'auraient pas confié à un indépendant isolé.

La troisième raison est commerciale. Trouver des missions en solo demande un effort de prospection constant. Dans un collectif, les opportunités circulent entre membres : un freelance amène un projet, un autre apporte un client, et le réseau devient un levier de développement commercial partagé.

Enfin, la montée en compétences. Collaborer avec des professionnels d'autres disciplines, observer leurs méthodes, co-construire des livrables : c'est une formation continue informelle que peu de freelances s'offrent seuls.

Ce que dit la réglementation sur les collectifs d'indépendants

Le collectif de freelances n'est pas un statut juridique en lui-même. C'est une organisation informelle ou formalisée autour d'un projet commercial commun, sans que les membres renoncent à leur autonomie. C'est précisément ce qui le différencie d'une société.

Cependant, dès que le collectif commence à facturer des clients sous un nom commun, à partager des revenus, ou à employer des ressources communes, plusieurs situations juridiques peuvent se présenter.

La forme la plus courante reste le collectif informel : chaque freelance facture directement le client pour sa propre prestation, et l'un d'eux joue le rôle de coordinateur. C'est légal, simple à mettre en place, et ne nécessite aucune immatriculation supplémentaire.

Quand le collectif souhaite facturer en tant qu'entité unique, il peut créer une structure commune. Les formes les plus utilisées sont la SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle), la SAS à plusieurs associés, ou la SCOP (société coopérative et participative). Le groupement d'intérêt économique est aussi une option, moins connue mais particulièrement adaptée aux collaborations ponctuelles entre indépendants qui veulent conserver leur structure individuelle tout en répondant ensemble à des marchés.

Il n'existe pas d'obligation légale de déclarer un collectif informel tant que chaque membre facture individuellement. En revanche, si une marque, un site ou un compte bancaire commun est utilisé pour encaisser des revenus, la création d'une structure juridique adaptée devient fortement recommandée pour éviter toute requalification fiscale.

Selon votre profil, comment le collectif change votre quotidien

Si vous êtes auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur

Le statut de micro-entrepreneur est entièrement compatible avec l'appartenance à un collectif. Vous continuez à déclarer votre chiffre d'affaires à l'URSSAF, à émettre vos propres factures, et à gérer votre comptabilité de façon indépendante. Le collectif ne modifie pas votre régime fiscal ni vos obligations sociales. Pour émettre vos factures rapidement dans ce contexte, un outil comme Mon Devis Facile permet de créer des devis et des factures professionnels en quelques clics, sans abonnement.

Ce qu'apporte le collectif pour un auto-entrepreneur, c'est principalement l'accès à des missions plus importantes que ce que le statut permet habituellement de décrocher seul, sans dépasser son seuil de chiffre d'affaires. Si la mission est bien répartie entre plusieurs membres, chacun facture sa part, et le plafond devient moins contraignant.

Si vous êtes consultant ou freelance confirmé

Pour un freelance déjà bien installé, le collectif est d'abord un levier de positionnement. Appartenir à un groupement reconnu envoie un signal fort aux clients : vous n'êtes pas seul, vous pouvez absorber des projets complexes, et vous disposez d'un réseau de compétences complémentaires. Cela permet souvent de négocier des tarifs journaliers plus élevés.

Si vous êtes artisan ou professionnel libéral

Les collectifs ne sont pas réservés aux métiers du numérique. Des artisans du BTP, des praticiens de santé, des traducteurs ou des architectes d'intérieur les expérimentent également. Dans ces secteurs, la mutualisation porte davantage sur les ressources administratives, les appels d'offres collectifs ou la sous-traitance entre membres.

Si vous venez de vous lancer

Pour un freelance récent, rejoindre un collectif existant est souvent la meilleure option. Vous accédez à un réseau immédiatement, sans avoir à construire votre réputation depuis zéro. Certains collectifs font même office de mentorat informel, où les membres les plus expérimentés guident les nouvelles recrues.

Les erreurs classiques à éviter quand on intègre ou crée un collectif

La première erreur est de négliger l'accord de fonctionnement. Un collectif sans règles claires sur la répartition des missions, la gestion des conflits ou la facturation devient rapidement une source de tensions. Même informel, un document écrit précisant les engagements de chaque membre évite la majorité des désaccords.

La deuxième erreur est de recruter trop vite. La tentation est forte de réunir un maximum de profils pour avoir une offre large. Mais un collectif de dix personnes sans cohésion vaut moins qu'un collectif de quatre personnes qui se font vraiment confiance. La qualité de la relation entre membres est le premier facteur de succès.

La troisième erreur est de ne pas définir qui est l'interlocuteur client. Si tous les membres parlent en direct avec le client de façon désordonnée, la coordination devient un cauchemar. La plupart des collectifs qui fonctionnent bien désignent un chef de projet ou un meneur qui assure la communication principale.

La quatrième erreur concerne la facturation. Quand une mission est partagée entre plusieurs freelances, la question de qui facture quoi doit être tranchée dès le départ. Soit chacun facture sa part directement, soit un membre facture l'ensemble et reverse les parts correspondantes. Dans le second cas, attention aux implications fiscales et à la nécessité d'une structure juridique adaptée.

La cinquième erreur est d'ignorer les différences de disponibilité. Un collectif fonctionne sur la base de la confiance et de l'engagement. Si un membre est systématiquement absent ou indisponible lors des projets, cela crée des déséquilibres qui fragilisent le groupe. Définir des engagements minimaux dès l'entrée dans le collectif est une bonne pratique.

Collectif informel ou structure juridique : quelle option choisir ?

La plupart des collectifs démarrent de façon informelle : pas de statut commun, pas de compte bancaire collectif, simplement une coordination entre freelances qui se font confiance. Cette option est la plus simple et la plus rapide à mettre en place. Elle convient parfaitement aux collectifs qui travaillent sur des missions ponctuelles ou qui souhaitent tester leur collaboration avant de s'engager davantage.

Quand le collectif commence à se structurer, à prospecter activement ou à répondre à des appels d'offres en tant qu'entité, la création d'une structure juridique devient pertinente. La SAS est la forme la plus flexible, avec une grande liberté statutaire et la possibilité d'intégrer ou de faire sortir des membres relativement facilement. La SCOP est choisie par des collectifs qui veulent ancrer des valeurs de gouvernance démocratique, chaque membre ayant une voix égale quelle que soit son apport financier.

Certains collectifs optent pour le modèle de la coopérative d'activité et d'emploi, ou CAE, qui permet à des indépendants de bénéficier d'un statut de salarié-entrepreneur tout en étant hébergés sous l'égide d'une coopérative. Ce modèle offre une protection sociale renforcée tout en conservant l'autonomie commerciale du freelance.

Quel que soit le modèle choisi, l'outil de gestion administrative reste un point de friction fréquent. Gérer des devis et des factures pour des missions partagées, suivre les paiements, coordonner la comptabilité entre membres : c'est là que des outils simples et gratuits comme Mon Devis Facile font une vraie différence dans le quotidien des collectifs qui ne veulent pas alourdir leur structure.

Exemples concrets de collectifs qui fonctionnent en France

Le paysage des collectifs français est aujourd'hui très diversifié. Certains se spécialisent par secteur, d'autres par valeurs, d'autres encore par métier.

Dans le numérique, des collectifs comme Lookoom (spécialisé social media), Bulldozer Collective (growth et marketing digital) ou La Collab (plus de 3 500 experts indépendants dans six grands secteurs) ont construit un modèle où les membres s'apportent mutuellement des missions, partagent des ressources et collaborent régulièrement. La plupart sont gratuits pour les freelances et se rémunèrent via une commission sur les projets clients ou via un abonnement.

Dans le secteur de la communication et du conseil à impact, des collectifs comme Anoka ou Cosme ont choisi une orientation éthique forte, sélectionnant leurs membres et leurs clients selon des critères de cohérence avec leurs valeurs. Ce positionnement leur permet d'attirer des clients alignés et de se différencier clairement des agences traditionnelles.

Dans le tourisme, Away We Go rassemble une trentaine de spécialistes du secteur qui collaborent sur des projets de communication et de stratégie pour des acteurs du voyage et de l'hospitalité.

Ce qui ressort de ces exemples, c'est que la spécialisation est un facteur clé de cohérence. Un collectif généraliste sans positionnement clair a du mal à construire une identité forte et à se différencier auprès des clients.

Questions fréquentes sur les collectifs de freelances

Faut-il créer une entreprise pour rejoindre un collectif ?Non. Dans la majorité des cas, vous rejoignez un collectif avec votre statut existant, qu'il s'agisse d'une micro-entreprise, d'une SASU ou d'une EI. Vous continuez à facturer en votre nom propre. Ce n'est que si le collectif décide de facturer sous une entité commune qu'une structure partagée devient nécessaire.

Comment se rémunère-t-on dans un collectif ?Chaque membre facture généralement sa prestation à son propre compte. Sur les missions communes, une clé de répartition est définie en amont selon le rôle de chacun. Certains collectifs pratiquent une commission sur les projets apportés par un membre aux autres, ce qui encourage les apports d'affaires.

Peut-on quitter un collectif librement ?Si le collectif est informel, oui. Il n'y a aucun lien contractuel formel et chaque membre peut partir à tout moment. Si le collectif dispose d'une structure juridique commune avec des statuts, la sortie dépend des modalités prévues dans ces statuts. Il est donc essentiel de lire attentivement ces documents avant d'intégrer un collectif formalisé.

Un collectif de freelances peut-il répondre à des appels d'offres publics ?Un collectif informel ne peut pas répondre en tant que tel aux marchés publics, car il n'a pas d'existence juridique propre. En revanche, si le collectif possède une structure juridique immatriculée, il peut tout à fait candidater. Pour les marchés sous les seuils de procédure formalisée, plusieurs freelances peuvent également répondre conjointement sous forme de groupement momentané d'entreprises.

Combien de membres faut-il pour créer un collectif ?Deux suffisent. Il n'existe aucune règle sur le nombre minimum. Beaucoup de collectifs pérennes ont démarré à trois ou quatre personnes. L'essentiel est la complémentarité des profils et la qualité de la relation entre fondateurs.

Le collectif change-t-il le TJM pratiqué ?Dans la plupart des cas, positivement. Un freelance intégré à un collectif reconnu peut pratiquer des tarifs plus élevés, car l'offre est perçue comme plus solide et moins risquée par le client. La crédibilité collective valorise les membres individuellement.

Que se passe-t-il si un client ne paie pas une mission collective ?Chaque freelance est exposé sur sa propre facture. Si un membre facture directement le client, c'est lui qui porte le risque d'impayé pour sa part. Si le collectif dispose d'une structure commune qui encaisse l'ensemble de la prestation, c'est cette structure qui gère le recouvrement et les relances. Bien définir les responsabilités de facturation en amont est donc crucial.

Comment trouver un collectif qui correspond à son profil ?Les plateformes de freelancing comme Malt, des répertoires de collectifs comme Collective.work ou les groupes LinkedIn spécialisés par secteur sont les meilleurs points d'entrée. La plupart des collectifs disposent d'un site internet avec une page de candidature, souvent accompagnée d'un processus de sélection.

Est-ce compatible avec un emploi salarié ?Oui, dans la limite de la clause d'exclusivité éventuellement présente dans votre contrat de travail. Si vous êtes micro-entrepreneur en parallèle d'un CDI, vous pouvez rejoindre un collectif et facturer des missions dans ce cadre, à condition de respecter les obligations liées au cumul d'activités.

En résumé

Un collectif de freelances, c'est la combinaison de l'autonomie du travail indépendant et de la puissance du travail en équipe. Vous conservez votre statut, vos clients et votre liberté de gestion. Vous gagnez en visibilité, en accès à des missions plus importantes, en réseau et en qualité de vie professionnelle.

Rejoindre un collectif existant est la voie la plus rapide pour bénéficier de ces avantages, à condition de choisir un groupement cohérent avec votre profil et vos valeurs. Créer le vôtre prend plus de temps mais permet de construire exactement l'offre que vous souhaitez porter.

Dans tous les cas, l'enjeu administratif reste le même : chaque freelance doit pouvoir émettre ses devis et ses factures rapidement, de façon professionnelle, sans perdre de temps sur des outils complexes. C'est la condition pour que la collaboration reste fluide et que chacun soit payé correctement. Pour ça, Mon Devis Facile propose un générateur de devis et de factures entièrement gratuit, utilisable sans création de compte, conçu précisément pour les indépendants qui veulent se concentrer sur leur activité plutôt que sur leur paperasse.

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