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Législation

Comment toucher 100% de son salaire en arrêt maladie astuces 2026

02.01.2026
Par
Arthur Lambert
Nos articles vous aident à simplifier la gestion de votre entreprise et gagner du temps.

La perte de revenus en arrêt maladie inquiète beaucoup de salariés qui cherchent comment toucher 100 % de leur salaire, entre indemnités journalières de la Sécurité sociale, complément employeur et garanties de prévoyance. Comprendre les règles, les délais de carence et les démarches est essentiel pour limiter au maximum la baisse de revenus.

Nous verrons comment fonctionnent le calcul des indemnités, les conditions pour bénéficier du maintien de salaire légal ou conventionnel, le rôle de la mutuelle et de la prévoyance, ainsi que les bons réflexes pour ne pas perdre de droits. Vous aurez ainsi toutes les clés pour optimiser votre indemnisation et vous rapprocher le plus possible du 100 % de votre salaire en arrêt maladie.

Comment fonctionne vraiment votre rémunération en arrêt maladie en 2026 ?

En 2026, votre rémunération en arrêt maladie repose toujours sur un duo : indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJ) + éventuel complément de votre employeur. La grande nouveauté des réformes 2025–2026, c’est que la part prise en charge par la Sécu est moins généreuse pour les salaires plus élevés, ce qui rend le rôle de l’employeur (et des garanties complémentaires) encore plus décisif.

Ce que paie la Sécurité sociale (IJ) et ce que paie l’employeur

La Sécurité sociale vous verse des indemnités journalières maladie à partir du 4ᵉ jour d’arrêt (délai de carence de 3 jours maintenu en 2026 pour le privé). Le principe reste :

  • environ 50 % de votre salaire brut de référence,
  • mais dans la limite d’un plafond de revenus pris en compte.

Depuis le 1ᵉʳ avril 2025, ce plafond a été abaissé à 1,4 Smic mensuel (au lieu de 1,8), ce qui réduit mécaniquement l’IJ maximale. Concrètement, l’indemnité journalière maximale tourne autour de 41 € brut par jour au lieu d’un peu plus de 53 € auparavant.

Au‑delà de ces IJ, l’employeur peut compléter votre revenu, soit parce que la loi l’y oblige (maintien légal de salaire sous conditions), soit parce qu’une convention collective ou un accord d’entreprise prévoit un maintien plus favorable.

Les effets des dernières réformes 2025–2026 sur votre indemnisation

Les réformes récentes jouent sur deux leviers :

  1. Baisse du plafond de calcul des IJ à 1,4 Smic à compter du 1ᵉʳ avril 2025. Résultat : pour les salariés dont le salaire dépasse ce seuil, la perte de revenu brute est plus forte si l’employeur ne compense pas.
  2. Revalorisation du plafond de la Sécurité sociale (PASS) au 1ᵉʳ janvier 2026, qui sert de référence à de nombreux calculs (cotisations, garanties de prévoyance, etc.). Le plafond mensuel passe à 4 005 €, le plafond journalier à 220 €.

Ces deux mouvements vont dans des sens opposés :

  • le PASS augmente légèrement,
  • mais le plafond spécifique des IJ maladie est abaissé.

En clair : la base de nombreux droits sociaux progresse, mais l’indemnisation Sécu en cas d’arrêt maladie est plus vite “bloquée” pour les salaires moyens et supérieurs. L’écart à combler par l’employeur ou la prévoyance devient donc plus important.

Salaire brut, net, plafond IJ… démêler les notions clés sans se tromper

Pour comprendre votre paie en arrêt maladie en 2026, il faut distinguer quelques notions essentielles :

  • Salaire brut : c’est la rémunération avant cotisations sociales. Les IJ sont calculées sur un salaire brut moyen des mois précédant l’arrêt, mais plafonné à 1,4 Smic.
  • Salaire net : c’est ce que vous touchez réellement. Les IJ sont versées en brut, puis soumises à CSG/CRDS et parfois à un prélèvement forfaitaire, ce qui les réduit en net.
  • Plafond de la Sécurité sociale (PASS) : en 2026, le plafond mensuel est de 4 005 € et le plafond journalier de 220 €. Il sert de repère pour de nombreuses prestations et pour les contrats de prévoyance, mais ce n’est pas lui qui fixe directement le plafond des IJ maladie depuis la réforme.
  • Plafond IJ maladie : c’est la limite de salaire prise en compte pour calculer vos IJ. Depuis 2025, il est fixé à 1,4 Smic, ce qui donne une IJ maximale d’environ 41 € brut par jour.

En résumé, en 2026, la Sécurité sociale assure un socle, mais ne vise plus du tout les 100 % de salaire. Pour s’en approcher, tout se joue sur ce que prévoit votre employeur et vos garanties complémentaires.

À quelles conditions pouvez-vous espérer 100 % de maintien de salaire ?

En 2026, toucher 100 % de votre salaire pendant un arrêt maladie reste possible, mais seulement si plusieurs conditions se cumulent : ancienneté suffisante, respect des délais, et parfois un bon coup de pouce de votre convention collective ou d’un contrat de prévoyance. Regardons point par point ce qui change vraiment pour vous.

Ancienneté minimale et présence dans l’entreprise : où en sont les règles en 2026

Le socle reste fixé par le Code du travail : pour bénéficier du complément de salaire légal de l’employeur, vous devez en principe justifier d’une ancienneté minimale d’un an dans l’entreprise au premier jour de l’arrêt (sauf dispositions plus favorables de votre convention collective).

Cette ancienneté se calcule en tenant compte de votre présence continue, mais certaines absences sont assimilées à du temps de travail (congés payés, congé maternité, certains arrêts pour accident du travail, etc.). En revanche, des périodes longues sans contrat ou un changement d’employeur remettent le compteur à zéro.

Beaucoup de conventions collectives améliorent ce cadre en :

  • réduisant l’ancienneté requise (par exemple 3 ou 6 mois)
  • ou en prévoyant un maintien de salaire dès l’embauche pour certains statuts (cadres, commerciaux, etc.).

En 2026, la vraie question n’est donc pas seulement « ai‑je un an d’ancienneté ? », mais « quelles règles spécifiques s’appliquent dans ma branche et dans mon entreprise ? ».

Délai de carence : serez-vous payé dès le 1er jour d’arrêt maladie ?

Deux délais de carence peuvent s’additionner ou non, selon votre situation :

  1. Carence Sécurité sociale Les indemnités journalières (IJ) maladie ne sont versées qu’à partir du 4ᵉ jour d’arrêt. Les trois premiers jours ne sont donc pas indemnisés par la Sécurité sociale, sauf cas particuliers (notamment certains arrêts pour affection de longue durée, rechute, ou régimes spéciaux).
  2. Carence employeur Le complément légal de l’employeur commence, lui, après un délai de 7 jours. Là encore, de nombreuses conventions collectives suppriment ou réduisent ce délai, parfois à 0 jour pour les salariés ayant une certaine ancienneté.

Résultat concret :

  • Sans disposition plus favorable, vous pouvez avoir plusieurs jours non payés au début de l’arrêt.
  • Avec une bonne convention collective, vous pouvez au contraire être rémunéré dès le 1er jour, car l’employeur (ou un contrat de prévoyance) prend en charge ce « trou » de carence.

Durée maximale de maintien de salaire selon votre statut

Le maintien de salaire n’est jamais illimité. Le Code du travail prévoit une durée de prise en charge croissante avec l’ancienneté, souvent fractionnée en deux périodes : une première à environ 90 % du brut, puis une seconde à 66 % environ, en complément des IJ.

À cela s’ajoutent trois grands facteurs qui font varier la durée maximale :

  • Votre ancienneté : plus vous avez d’années dans l’entreprise, plus la durée de maintien légal augmente.
  • Votre statut : certaines conventions prévoient des durées plus longues pour les cadres ou assimilés, ou pour les salariés au forfait jours.
  • Votre convention collective / accord d’entreprise : c’est souvent là que se cachent les vraies améliorations, avec par exemple un maintien à 100 % pendant 30, 60 voire 90 jours, puis un pourcentage dégressif.

En pratique, espérer 100 % de maintien de salaire suppose donc :

  • une ancienneté suffisante,
  • un texte (convention, accord, contrat de prévoyance) qui complète les IJ jusqu’à 100 %,
  • et un arrêt qui ne dépasse pas la durée maximale prévue pour votre catégorie.

Plus vous connaissez ces règles avant d’être malade, plus vous pouvez ajuster vos protections et éviter les mauvaises surprises sur votre fiche de paie.

Sécurité sociale + employeur : comment se calcule votre paie pendant l’arrêt ?

Comment sont calculées les indemnités journalières en 2026 (plafond, pourcentage, exemples simples)

En 2026, les indemnités journalières de Sécurité sociale (IJSS) pour un arrêt maladie « classique » restent calculées à partir de votre salaire brut des 3 derniers mois (ou 12 derniers mois si vous êtes en activité saisonnière ou discontinue).

  1. On calcule d’abord votre salaire journalier de base : salaire brut des 3 derniers mois / 91,25. Attention, ce salaire est plafonné au niveau du plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS). Si vous gagnez plus, on ne retient pas tout.
  2. L’indemnité journalière est ensuite égale à 50 % de ce salaire journalier de base, toujours dans la limite du plafond.
  3. À partir d’un certain temps d’arrêt (en général après 3 mois d’indemnisation continue), il peut exister une majoration pour les assurés ayant au moins 3 enfants à charge, mais ce cas reste minoritaire.

Exemple simple Vous avez gagné 3 000 € brut par mois sur les 3 derniers mois. Total 3 mois : 9 000 €. Salaire journalier de base ≈ 9 000 / 91,25 ≈ 98,62 €. IJSS ≈ 50 % × 98,62 ≈ 49,31 € par jour.

Vous voyez tout de suite que les IJSS seules ne permettent pas d’atteindre 100 % de votre salaire, surtout si vous avez un revenu proche ou au-dessus du plafond.

Complément employeur : comment il complète (ou pas) les IJ pour arriver à 100 %

Le complément employeur vient s’ajouter aux IJSS pour limiter votre perte de salaire. Il est encadré par le Code du travail, mais aussi par votre convention collective ou un accord d’entreprise, qui peuvent être plus favorables.

En pratique, l’employeur regarde :

  • votre salaire de référence (souvent la moyenne brute des derniers mois)
  • ce que verse la Sécurité sociale
  • le taux de maintien prévu (par exemple 90 % puis 66 %, ou 100 % dès le début selon les textes applicables).

Il verse alors un complément pour que la somme IJSS + complément atteigne le pourcentage prévu.

Reprenons l’exemple précédent : Salaire net habituel ≈ 2 340 € (pour un brut de 3 000 €, ordre de grandeur). IJSS nettes sur un mois d’arrêt ≈ 49,31 € × 30 ≈ 1 479 €. Si votre convention prévoit 90 % du net, objectif ≈ 2 106 €. Complément employeur ≈ 2 106 – 1 479 ≈ 627 €.

Si un texte prévoit 100 % du salaire net, l’employeur complète davantage. S’il n’y a pas de dispositif de maintien, vous ne toucherez que les IJSS, ce qui crée une vraie chute de revenu.

Subrogation : dans quels cas vous continuez à toucher un salaire « normal »

La subrogation est un mécanisme très pratique : votre employeur perçoit directement les IJSS à votre place et vous continuez à recevoir, de sa part, un versement mensuel “comme d’habitude”.

Concrètement, cela se produit lorsque :

  • l’employeur met en place un maintien de salaire (partiel ou total)
  • il a demandé la subrogation dans la déclaration d’arrêt de travail
  • la Sécurité sociale accepte que les IJSS soient versées à l’entreprise.

Dans ce cas, vous voyez sur votre fiche de paie :

  • une ligne de maintien de salaire / complément employeur
  • une ligne de déduction des IJSS (car l’employeur les encaisse)
  • un net à payer qui se rapproche de votre salaire habituel, selon le niveau de maintien.

Résultat très confortable pour vous : vous n’avez qu’un seul interlocuteur payeur, votre employeur, et pas de décalage de trésorerie entre le versement des IJSS et celui du complément. En revanche, il reste essentiel de vérifier vos bulletins de paie pour s’assurer que le calcul IJSS + complément est bien conforme à vos droits.

Convention collective, accord d’entreprise : le levier souvent décisif pour arriver à 100 %

Où vérifier vos droits exacts : convention collective, accord, contrat de travail

Pour savoir si vous pouvez toucher 100 % de votre salaire en arrêt maladie, il faut sortir la loupe et regarder vos textes de référence, dans cet ordre :

  1. Votre contrat de travail : certaines clauses prévoient un maintien de salaire plus généreux que le minimum légal (par exemple 100 % dès le 1er jour pour les cadres ou les commerciaux).
  2. L’accord d’entreprise : il peut améliorer ou préciser les règles de maintien de salaire prévues par la convention de branche, tant qu’il reste au moins aussi favorable que le Code du travail.
  3. La convention collective applicable (mentionnée sur votre bulletin de paie) : c’est souvent elle qui fixe la durée de maintien, le pourcentage (100 %, 90 %, 80 %) et les conditions d’ancienneté.

En pratique, vous pouvez retrouver ces textes via votre espace RH, votre CSE, ou en consultant directement la version à jour de votre convention collective sur les sites officiels. L’important est de vérifier les articles sur l’arrêt maladie ou le maintien de salaire et de les comparer à ce que prévoit votre contrat.

Exemples de secteurs qui prévoient souvent 100 % dès les premiers jours

Bonne nouvelle : certains secteurs sont historiquement très protecteurs. On y trouve fréquemment un maintien de salaire à 100 % dès le début de l’arrêt, parfois sans délai de carence côté employeur, qui vient compléter les IJ de la Sécurité sociale.

C’est souvent le cas :

  • dans la banque et l’assurance, où de nombreux accords prévoient 100 % du salaire dès le 1er jour d’arrêt, sans carence employeur ;
  • dans l’industrie pharmaceutique, avec un complément employeur très tôt dans l’arrêt ;
  • dans la métallurgie, où la nouvelle convention prévoit, à partir du 1er jour non travaillé, une indemnisation pouvant aller jusqu’à 100 % de la rémunération brute pendant 90 à 180 jours selon l’ancienneté, pour les non‑cadres comme pour les cadres.
  • dans certaines branches de la santé privée, où les salariés peuvent bénéficier de 100 % de la rémunération nette pendant 90 jours, puis d’un maintien partiel au‑delà.

Ces exemples montrent à quel point la convention collective peut faire la différence entre un simple 50 % d’IJ et un vrai maintien intégral de salaire.

Cas particuliers : cadres, forfait jours, temps partiel… ce qui peut changer

Votre statut joue aussi un rôle clé. Dans plusieurs conventions, les cadres bénéficient d’un maintien de salaire plus long ou mieux rémunéré que les non‑cadres, parfois avec une seconde tranche à 50 % après une première période à 100 %. C’est par exemple le cas dans la métallurgie, où les groupes d’emplois cadres profitent d’une indemnisation à 100 % puis 50 % sur des durées importantes.

Pour les salariés au forfait jours, les règles de maintien de salaire sont en général alignées sur celles des autres cadres de la même convention, mais la base de calcul peut tenir compte de la rémunération globale (fixe + variable éventuelle) telle que définie dans l’accord.

Les salariés à temps partiel ont, eux aussi, droit au maintien de salaire prévu par la convention, mais au prorata de leur temps de travail. Les durées (90 jours, 120 jours, etc.) restent les mêmes, mais les montants sont calculés sur leur salaire à temps partiel.

Enfin, certaines conventions prévoient des règles spécifiques selon la catégorie (employés, techniciens, agents de maîtrise, cadres) avec des durées et des pourcentages différents. Dans l’édition, par exemple, les cadres peuvent bénéficier de plusieurs mois d’indemnisation à 100 %, là où les employés ont des plafonds plus courts.

En résumé, pour viser 100 % de salaire, votre convention collective et vos accords d’entreprise sont souvent votre meilleur allié… à condition de les lire attentivement.

Mutuelle et prévoyance : comment ces garanties peuvent compléter jusqu’à 100 %

Quelles garanties chercher dans votre contrat de prévoyance arrêt de travail

Pour qu’un arrêt maladie ne fasse pas exploser votre budget, la prévoyance arrêt de travail est votre meilleure alliée. L’idée est simple : la Sécurité sociale verse des IJ plafonnées, l’employeur complète parfois, et la prévoyance vient combler (en tout ou partie) le trou restant jusqu’à un certain pourcentage de votre salaire.

Dans votre contrat, traquez en priorité :

  • Le niveau de couverture : 70 %, 80 %, 90 % ou 100 % de votre salaire brut ou net. Plus le pourcentage est élevé, plus vous vous rapprochez de votre revenu habituel.
  • La base de calcul : salaire brut de référence, souvent limité à une ou plusieurs fois le plafond de la Sécurité sociale ou à un multiple du SMIC. Depuis 2025, les IJ sont calculées sur un salaire plafonné à 1,4 SMIC, ce qui laisse un “trou” plus grand à combler pour les salaires au‑dessus de ce seuil.
  • Les franchises : nombre de jours non indemnisés par la prévoyance (souvent 30, 60 ou 90 jours selon les contrats et les catégories de salariés).
  • La durée maximale d’indemnisation : certains régimes couvrent jusqu’à la mise en invalidité, d’autres seulement quelques années.
  • Les exclusions et limitations : affections psychiques, dos, pathologies préexistantes, temps partiel, CDD… lisez bien les petites lignes.

Un bon contrat de prévoyance arrêt de travail doit clairement indiquer comment il se combine avec les IJ de la Sécurité sociale et le complément employeur, pour que vous sachiez à quel niveau de revenu vous pouvez réellement prétendre.

Comment fonctionnent les compléments de revenus après 30, 60 ou 90 jours d’arrêt

Dans la plupart des régimes, la prévoyance n’intervient pas dès le premier jour. Elle prend le relais après une période de franchise, souvent calée sur la fin du maintien de salaire légal ou conventionnel.

Schématiquement :

  • 0 à quelques jours : délai de carence de la Sécurité sociale et/ou de l’employeur, vous pouvez n’avoir que les IJ (voire rien au tout début).
  • Pendant le maintien de salaire employeur : l’entreprise complète les IJ pour atteindre un certain pourcentage de votre salaire, selon votre ancienneté et votre convention collective.
  • Après 30, 60 ou 90 jours (selon le contrat) : la prévoyance prend le relais. Elle verse une indemnité complémentaire qui s’ajoute aux IJ, et parfois au reliquat de complément employeur, pour maintenir le niveau prévu au contrat (par exemple 80 % du brut ou 90 % du net).

Plus la franchise est longue, moins la cotisation est chère… mais plus vous êtes exposé en cas d’arrêt long. L’enjeu est donc de choisir un délai compatible avec votre épargne de précaution : si vous n’avez pas de matelas financier, une franchise de 90 jours peut être très risquée.

Que faire si votre entreprise n’a pas de prévoyance ou une couverture minimale

Si votre employeur ne propose aucun régime de prévoyance ou seulement un socle très faible, vous n’êtes pas condamné à subir une grosse chute de revenus, mais il faut agir en amont.

Trois réflexes utiles :

  1. Vérifier noir sur blanc ce qui existe :
    • regardez vos bulletins de paie (ligne “prévoyance”, “incapacité”, “invalidité”) ;
    • consultez le règlement de la mutuelle d’entreprise et les éventuels accords collectifs ;
    • demandez à votre service RH un récapitulatif des garanties arrêt de travail.
  2. Souscrire une prévoyance individuelle si le collectif est absent ou trop faible. Ces contrats peuvent :
    • compléter vos IJ jusqu’à un pourcentage choisi de votre revenu ;
    • vous couvrir même en cas de changement d’employeur ou de passage en indépendant ;
    • adapter la franchise (30, 60, 90 jours) à votre situation financière.
  3. Renforcer votre mutuelle si elle inclut des options “revenus” : certaines complémentaires santé proposent des modules d’indemnités journalières ou de rente en cas d’arrêt long. Ce n’est pas de la prévoyance lourde au sens strict, mais cela peut limiter la casse.

En résumé, la mutuelle et surtout la prévoyance sont les pièces maîtresses pour viser jusqu’à 100 % de votre salaire pendant un arrêt maladie. Plus vous clarifiez vos garanties avant d’être malade, plus vous gardez la main sur vos revenus le jour où l’arrêt tombe.

Comment anticiper pour ne pas perdre de revenus lors d’un futur arrêt maladie

Anticiper un arrêt maladie, ce n’est pas être pessimiste, c’est être stratégique. Plus vous clarifiez vos garanties en amont, plus vous avez de chances de rester proche de 100 % de salaire si un jour vous devez vous arrêter.

Faire le point sur vos garanties avant d’être malade (bulletins de paie, contrats, portails RH)

Commencez par vos bulletins de paie. Ils sont une mine d’informations :

  • lignes « prévoyance », « maintien de salaire », « incapacité / invalidité »
  • part salariale et part patronale de ces cotisations
  • mention éventuelle d’un régime « cadre » ou d’une catégorie spécifique.

Ensuite, récupérez votre contrat de travail et, si possible, votre avenant de classification. Vous y trouverez souvent des mentions sur le maintien de salaire, la convention collective applicable et parfois la référence à un régime de prévoyance obligatoire.

Enfin, connectez-vous à votre portail RH ou intranet. Vous y trouverez généralement :

  • la notice de la mutuelle
  • la notice de prévoyance arrêt de travail
  • un résumé des règles internes de maintien de salaire (délai de carence, durée, pourcentage).

L’objectif est simple : savoir aujourd’hui qui vous paiera demain (Sécurité sociale, employeur, prévoyance) et à quelles conditions.

Négocier ou renforcer vos protections (avenant, prévoyance individuelle, options mutuelle)

Si votre maintien de salaire est faible ou limité dans le temps, vous pouvez agir avant qu’un arrêt maladie n’arrive. Plusieurs leviers existent :

  • Négocier un avenant lors d’une embauche, d’une promotion ou d’une revue de package. C’est souvent le meilleur moment pour demander un maintien de salaire plus long ou plus généreux, surtout pour les postes à responsabilité.
  • Souscrire une prévoyance individuelle si votre entreprise ne propose rien de solide. Vous pouvez choisir un niveau de rente qui complète vos indemnités journalières et le complément employeur pour viser 80, 90 ou 100 % de votre revenu habituel.
  • Activer des options de mutuelle qui incluent parfois un petit complément en cas d’arrêt de travail, ou au moins une meilleure prise en charge des soins pendant la maladie, ce qui limite vos dépenses de santé au moment où vos revenus baissent.

L’idée n’est pas de tout sur-assurer, mais de combler les vrais trous de votre protection, en particulier après plusieurs mois d’arrêt, là où les pertes deviennent lourdes.

Simuler votre perte de revenu selon différents scénarios d’arrêt

Pour vraiment anticiper, rien ne vaut une simulation chiffrée. Prenez votre salaire brut, vos garanties de prévoyance et les règles de maintien de salaire, puis projetez-vous dans quelques scénarios concrets :

  • arrêt court de 7 à 15 jours
  • arrêt de 1 à 3 mois
  • arrêt long de 6 mois ou plus.

Pour chaque scénario, posez-vous trois questions :

  1. À partir de quel jour la Sécurité sociale commence-t-elle à payer, et combien environ par jour ?
  2. Quand l’employeur complète-t-il, et jusqu’à quel pourcentage de votre salaire et pendant combien de temps ?
  3. À partir de quel moment la prévoyance prend le relais, et à quel niveau de revenu total arrivez-vous réellement ?

Vous pouvez faire ces calculs dans un simple tableur ou sur papier, en restant approximatif mais réaliste. Si vous voyez qu’au bout de 3 ou 6 mois votre revenu chute brutalement, vous savez exactement où concentrer vos efforts de négociation ou de renforcement de garanties.

En résumé, plus vous faites ce travail de diagnostic à froid, plus vous serez serein le jour où un arrêt maladie tombera… et moins votre compte en banque en souffrira.

Que faire concrètement dès que vous êtes en arrêt pour optimiser votre indemnisation

Réflexes administratifs à avoir les 3 premiers jours (déclaration, envoi de l’arrêt, délais)

Les tout premiers jours d’arrêt maladie sont décisifs pour votre indemnisation. Si vous ratez un délai, vous pouvez perdre des indemnités journalières ou retarder le versement.

Dès que le médecin vous prescrit un arrêt de travail :

  • Assurez‑vous qu’il l’a bien télétransmis à l’Assurance maladie. En cas de formulaire papier, envoyez les volets destinés à la caisse sous 48 heures par courrier ou dépôt.
  • Prévenez immédiatement votre employeur, selon les modalités prévues (mail, portail RH, recommandé parfois exigé). Idéalement, faites‑le le jour même ou le lendemain, en joignant le volet employeur si vous l’avez.
  • Vérifiez que les dates, le motif (maladie, accident du travail, maternité…) et votre identité sont corrects. La moindre erreur peut bloquer les IJ.

Entre le 2e et le 3e jour, prenez quelques minutes pour :

  • créer ou vous connecter à votre espace en ligne de l’Assurance maladie ;
  • vérifier que l’arrêt apparaît bien dans votre dossier ;
  • conserver une copie (photo, scan, PDF) de l’arrêt et de vos envois.

Ce petit “rituel” des trois premiers jours sécurise vos droits et évite les mauvaises surprises plusieurs semaines plus tard.

Comment suivre vos IJ et votre maintien de salaire pour repérer une erreur rapidement

Une fois l’arrêt lancé, l’objectif est de suivre vos flux d’argent comme un mini tableau de bord. L’idée n’est pas de devenir comptable, mais de repérer vite un trou dans la raquette.

Côté indemnités journalières (IJ) :

  • consultez régulièrement votre espace en ligne pour voir les périodes indemnisées, les montants versés et la date de paiement ;
  • comparez les dates d’arrêt avec les dates réellement payées : un “trou” de quelques jours est souvent un signal d’alerte (prolongation non reçue, arrêt mal codé, etc.).

Côté maintien de salaire :

  • au moment de la première fiche de paie couvrant l’arrêt, vérifiez la ligne “maintien de salaire”, “complément employeur” ou équivalent ;
  • comparez votre net habituel avec le net pendant l’arrêt : une baisse trop forte peut révéler un oubli de complément, un plafond mal appliqué ou un délai de carence mal géré.

Gardez une trace écrite de vos vérifications (captures d’écran, notes de dates et montants). En cas de contestation, cela vous donnera des éléments concrets à présenter.

Les bons interlocuteurs en cas de problème : RH, CPAM, assureur, inspection du travail

Si quelque chose cloche, ne restez pas seul avec vos questions. Chaque acteur a son rôle, et les solliciter dans le bon ordre fait gagner du temps.

  • Service RH / paie de votre entreprise : premier réflexe dès qu’un problème concerne le maintien de salaire, le complément employeur, la subrogation ou une incohérence sur la fiche de paie. Demandez des explications écrites et, si besoin, un décompte détaillé.
  • Caisse d’Assurance maladie (CPAM ou autre régime) : interlocuteur pour tout ce qui touche aux IJ (retard de paiement, refus, erreur de dates, changement de situation). Utilisez la messagerie sécurisée ou le téléphone, et gardez les références de vos échanges.
  • Assureur prévoyance / mutuelle : à contacter si votre contrat prévoit un complément de revenu et que vous ne voyez rien arriver, ou si les montants vous semblent incomplets. On vous demandera souvent l’arrêt, les décomptes d’IJ et vos bulletins de paie.
  • Inspection du travail ou défenseur syndical : recours utile si vous pensez que l’employeur ne respecte pas la loi ou la convention collective (refus de maintien de salaire, pression pour reprendre, sanctions liées à l’arrêt).

En combinant de bons réflexes administratifs dès le départ et les bons interlocuteurs en cas de blocage, vous maximisez vos chances d’être indemnisé correctement et dans des délais raisonnables.

Cas particuliers à connaître pour rester au plus proche de 100 % de salaire

Arrêt maladie longue durée : ce qui change au bout de plusieurs mois

Sur un arrêt maladie longue durée, le vrai enjeu est la durée maximale des indemnités journalières et la façon dont votre employeur continue (ou non) à compléter. En régime général, les IJ maladie sont aujourd’hui limitées à 360 jours sur une période de 3 ans, sauf affection de longue durée (ALD) qui permet d’aller jusqu’à 3 ans d’indemnisation, mais avec des contrôles médicaux réguliers. Un projet de réforme pour 2026 vise justement à resserrer cette durée autour de 360 jours, y compris pour beaucoup de situations longues, ce qui fragilise les arrêts très prolongés.

Au bout de quelques mois, plusieurs choses peuvent changer pour vous :

  • la part patronale de maintien de salaire prévue par la loi ou la convention collective diminue souvent (par exemple de 90 % à 66 % du brut) ou s’arrête totalement ;
  • la prévoyance peut prendre le relais avec un complément différent, parfois après 90 ou 180 jours ;
  • si l’arrêt se prolonge, l’employeur peut engager une procédure d’inaptitude après visite médicale, avec à la clé un éventuel licenciement pour inaptitude.

Pour rester au plus près de 100 %, il est crucial, dès les premiers mois, de vérifier jusqu’à quelle date vous êtes couvert par le maintien de salaire, puis à partir de quand seule la Sécurité sociale (ou la prévoyance) paiera.

Arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle : pourquoi vous pouvez être mieux indemnisé

Bonne nouvelle : en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle (AT/MP), le régime est plus protecteur que pour une maladie « classique ».

D’abord, il n’y a pas de délai de carence pour les IJ AT/MP : vous êtes indemnisé dès le 1er jour suivant l’arrêt. Ensuite, le taux d’indemnisation est plus élevé : environ 60 % du salaire journalier de référence jusqu’au 28e jour, puis 80 % à partir du 29e jour, dans la limite d’un plafond spécifique.

En cas de séquelles, vous pouvez en plus bénéficier d’une rente d’incapacité permanente, dont la réparation a été améliorée par les dernières lois de financement de la Sécurité sociale, pour mieux couvrir aussi l’impact dans votre vie personnelle.

Côté employeur, beaucoup de conventions collectives prévoient un maintien de salaire plus généreux en AT/MP qu’en maladie simple. Résultat : sur un accident du travail reconnu, vous avez souvent plus de chances de vous rapprocher de 100 % de votre rémunération, surtout si une prévoyance complète encore le dispositif.

Parent isolé, pluri-employeur, CDD, intérim : situations où il faut être particulièrement vigilant

Ces profils cumulent souvent risques financiers et règles techniques plus complexes.

Pour un parent isolé, la moindre baisse de revenu pèse immédiatement sur le budget du foyer. Il est donc essentiel de :

  • vérifier l’existence d’un complément employeur et d’une prévoyance ;
  • regarder aussi les aides possibles (allocations, aides logement, etc.) en cas de chute durable de ressources.

Le pluri-employeur doit être encore plus attentif : les IJ sont calculées contrat par contrat, à partir des salaires versés par chaque employeur. Il faut donc que chaque entreprise transmette une attestation de salaire, sinon vous perdez une partie de vos droits.

En CDD ou intérim, les règles légales d’indemnisation par la Sécurité sociale sont les mêmes, mais :

  • vous n’avez pas toujours droit au complément employeur, faute d’ancienneté suffisante ;
  • les rémunérations variables compliquent le calcul du salaire de référence (on prend souvent les 12 derniers mois pour lisser).

Dans toutes ces situations, le réflexe gagnant consiste à :

  • conserver soigneusement vos bulletins de paie de tous vos employeurs ;
  • demander noir sur blanc à chaque RH ce qui est prévu en cas d’arrêt ;
  • et, si possible, souscrire une prévoyance individuelle pour sécuriser un niveau de revenu proche de 100 % en cas de coup dur.

Nos meilleures astuces 2026 pour se rapprocher au maximum des 100 % de salaire

Petites vérifications qui font une grande différence sur votre fiche de paie

Pour vous rapprocher des 100 % de salaire en cas d’arrêt maladie, tout commence… sur votre fiche de paie. Prenez l’habitude de vérifier, au moins une fois par an :

  • La présence d’une ligne de prévoyance et d’une mutuelle collective, avec le taux de cotisation salarié / employeur.
  • La mention de votre convention collective et, si possible, du code IDCC.
  • Les lignes « maintien de salaire » ou « garantie incapacité » quand vous êtes en arrêt, pour voir si l’employeur complète bien les IJ.

En parallèle, regardez vos notifications de remboursement de la Sécurité sociale et de la complémentaire santé lors d’un arrêt passé, même court. Vous voyez tout de suite si les IJ ont été versées, si l’employeur a pratiqué la subrogation et si le total se rapproche bien de votre salaire habituel, surtout depuis la baisse du plafond des IJ au 1er avril 2025 (plafond ramené à 1,4 Smic).

Un dernier réflexe puissant : conservez dans un dossier (papier ou numérique) vos arrêts, décomptes d’IJ, bulletins de paie correspondants et relevés de la prévoyance. En cas de litige, vous avez tout sous la main.

Bons réflexes à adopter avant de signer un nouveau contrat de travail

Avant de dire oui à un nouvel employeur, ne regardez pas seulement le salaire brut. Posez des questions précises sur l’indemnisation en cas d’arrêt maladie :

  • Y a‑t‑il un maintien de salaire au‑delà des IJ de la Sécurité sociale, et à quel niveau (90 %, 100 % du net, du brut) et pendant combien de temps ?
  • L’entreprise a‑t‑elle un contrat de prévoyance collectif qui complète les IJ, surtout depuis la réforme qui réduit le plafond de calcul des indemnités journalières pour les salaires au‑delà de 1,4 Smic ?
  • Le délai de carence est‑il racheté par la convention collective ou un accord d’entreprise, ou resterez‑vous sans revenu pendant les premiers jours d’arrêt ?

Demandez, si possible, un extrait de la notice de prévoyance et le nom de la convention collective. Ce n’est pas indiscret, c’est stratégique. Deux offres avec le même salaire brut peuvent donner des situations très différentes en cas de maladie de plusieurs semaines.

Comment rester informé des prochaines évolutions sur les arrêts maladie et l’indemnisation

Depuis 2025, les règles d’indemnisation des arrêts maladie bougent vite, notamment avec l’abaissement du plafond des IJ et les projets de nouvelles économies d’ici 2027. Pour ne pas découvrir une réforme au moment où vous tombez malade, gardez quelques réflexes simples :

  • Consulter une à deux fois par an les sites officiels d’information administrative pour vérifier les règles sur les IJ, les délais de carence et les plafonds.
  • Surveiller les communications de votre employeur et de votre service RH : mise à jour du règlement intérieur, notes sur la prévoyance, changement d’assureur.
  • Lire les newsletters de votre mutuelle ou de votre organisme de prévoyance, qui commentent souvent les réformes et leurs impacts concrets sur le maintien de salaire.
  • Si vous êtes syndiqué ou suivi par un représentant du personnel, profiter de leurs fiches pratiques et réunions d’information sur les arrêts maladie.

En 2026, celui qui suit un minimum l’actualité sociale et relit ses garanties une fois par an a une longueur d’avance pour rester au plus près des 100 % de salaire quand un arrêt tombe.

Le temps c’est de l’argent alors sauvez les deux

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