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Législation

Comment toucher 100% de son salaire en arrêt maladie astuces 2026

07.04.2026
Par
Arthur Lambert - Fondateur de Mon Devis Facile et expert en facturation
Nos articles vous aident à simplifier la gestion de votre entreprise et gagner du temps.

Salaire en Arrêt Maladie 2026 : Comment Toucher 100 % de Sa Rémunération ? Guide Complet

Combien gagne-t-on réellement en arrêt maladie ? Indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS), maintien de salaire par l'employeur, complément prévoyance et subrogation : ce guide détaille toutes les sources d'indemnisation et les conditions à remplir pour conserver votre rémunération pendant un arrêt de travail. Calculs concrets, exemples chiffrés et démarches pratiques mis à jour pour 2026.

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Comment fonctionne la rémunération en arrêt maladie ?

Lorsqu'un salarié est en arrêt de travail pour maladie, son contrat de travail est suspendu. Il ne perçoit donc plus son salaire habituel. Pour autant, il n'est pas sans revenu : un système d'indemnisation à plusieurs niveaux peut compenser tout ou partie de cette perte de salaire.

Le revenu d'un salarié en arrêt maladie repose sur trois étages, qui s'empilent selon votre situation :

1er étage — Les indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) versées par votre Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM). Elles correspondent à 50 % du salaire journalier de base, dans la limite d'un plafond.

2e étage — Le maintien de salaire par l'employeur sous forme d'indemnités complémentaires, prévu par le Code du travail (article L.1226-1) à partir d'un an d'ancienneté. Il complète les IJSS pour atteindre un certain pourcentage du salaire brut.

3e étage — La prévoyance d'entreprise lorsqu'elle existe, sous forme de garanties contractuelles souscrites par l'employeur auprès d'un organisme de prévoyance (Malakoff Humanis, AG2R, Groupama, etc.). Elle peut compléter le maintien de salaire pour atteindre 100 % du net habituel.

L'addition de ces trois étages peut permettre, dans certains cas, de conserver l'intégralité de son salaire pendant un arrêt maladie. Mais cela dépend de plusieurs paramètres : votre ancienneté, votre convention collective, l'existence d'une prévoyance, votre niveau de salaire et la durée de l'arrêt.

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Les indemnités journalières de la Sécurité sociale (IJSS) en 2026

Conditions pour y avoir droit

Pour percevoir les IJSS pendant les 6 premiers mois d'un arrêt de travail, vous devez remplir l'une des conditions suivantes au jour de l'arrêt :

Condition d'activité — Avoir travaillé au moins 150 heures au cours des 3 mois (ou 90 jours) précédant l'arrêt.

Condition de cotisation — Avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 1 015 fois le SMIC horaire brut sur les 6 mois précédents, soit 12 200,30 € en 2026.

Pour les arrêts de plus de 6 mois, des conditions complémentaires s'appliquent : vous devez justifier d'une affiliation à la Sécurité sociale depuis au moins 12 mois et de 600 heures travaillées sur les 12 derniers mois (ou 2 030 fois le SMIC horaire en cotisations).

Calcul du montant des IJSS

Le montant des IJSS est égal à 50 % du salaire journalier de base.

Calcul du salaire journalier de base : (salaires bruts des 3 derniers mois) ÷ 91,25

Plafond 2026 : depuis le 1er avril 2025, le salaire pris en compte est plafonné à 1,4 fois le SMIC mensuel, soit 2 552,25 € par mois. Au-delà de ce plafond, l'IJSS n'augmente plus.

Montant maximum de l'IJSS en 2026 : 41,95 € bruts par jour calendaire.

Exemple concret

Un salarié perçoit 2 300 € bruts par mois sur les 3 derniers mois.

  • Salaire journalier de base = (2 300 × 3) ÷ 91,25 = 75,61 €
  • IJSS = 75,61 × 50 % = 37,80 € bruts par jour

Pour un salarié à 3 500 € bruts par mois (au-dessus du plafond) :

  • Salaire journalier de base plafonné = (2 552,25 × 3) ÷ 91,25 = 83,90 €
  • IJSS = 83,90 × 50 % = 41,95 € bruts par jour (le plafond)

Délai de carence et durée du versement

Les IJSS sont versées après un délai de carence de 3 jours. Concrètement, si votre arrêt commence le 1er du mois, vos IJSS commencent à courir à partir du 4. Pendant les 3 premiers jours, vous ne percevez rien de la Sécurité sociale (sauf cas particulier ou convention collective plus favorable).

Les IJSS sont versées tous les 14 jours en moyenne, pour chaque jour calendaire (samedi et dimanche compris). En cas de maladie ordinaire, vous pouvez percevoir au maximum 360 IJSS sur une période de 3 années consécutives.

Fiscalité et cotisations

Les IJSS sont soumises à l'impôt sur le revenu et supportent la CSG et la CRDS, mais pas les cotisations sociales classiques.

Le maintien de salaire par l'employeur

Conditions légales

Le Code du travail (article L.1226-1) impose à l'employeur de verser des indemnités complémentaires aux IJSS, à condition que le salarié remplisse les conditions suivantes :

  • Avoir au moins 1 an d'ancienneté dans l'entreprise au premier jour de l'arrêt
  • Avoir transmis le certificat médical à l'employeur sous 48 heures
  • Être pris en charge par la Sécurité sociale (IJSS)
  • Être soigné en France ou dans un pays de l'Union européenne

Montant et durée du maintien légal

Le maintien légal prévoit :

  • 90 % de la rémunération brute pendant les 30 premiers jours d'indemnisation
  • 66,66 % (deux tiers) de la rémunération brute pendant les 30 jours suivants

Cette durée de 30 + 30 jours augmente avec l'ancienneté :

  • 1 à 5 ans d'ancienneté : 30 jours à 90 % + 30 jours à 66,66 %
  • 6 à 10 ans : 40 jours + 40 jours
  • 11 à 15 ans : 50 jours + 50 jours
  • 16 à 20 ans : 60 jours + 60 jours
  • 21 à 25 ans : 70 jours + 70 jours
  • 26 à 30 ans : 80 jours + 80 jours
  • 31 ans et plus : 90 jours + 90 jours

Délai de carence du maintien employeur

Attention : le maintien de salaire par l'employeur est soumis à un délai de carence de 7 jours (et non 3 jours comme les IJSS). Cela signifie que les indemnités complémentaires de l'employeur commencent à être versées au 8e jour de l'arrêt, sauf disposition plus favorable de la convention collective.

Exception importante : ce délai de 7 jours ne s'applique pas en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle. Le maintien commence dès le 1er jour.

Le rôle déterminant de la convention collective

Beaucoup de conventions collectives sont plus favorables que le minimum légal. Elles peuvent prévoir :

  • Un maintien à 100 % du salaire brut (et pas seulement 90 %)
  • Une suppression du délai de carence de 7 jours
  • Une durée de maintien plus longue
  • Une condition d'ancienneté réduite ou supprimée

Vérifiez toujours votre convention collective avant d'estimer ce que vous toucherez. Vous pouvez la consulter sur Légifrance ou demander à votre service RH.

La prévoyance d'entreprise : le 3e étage de l'indemnisation

La prévoyance d'entreprise est un contrat collectif souscrit par l'employeur auprès d'un organisme assureur (Malakoff Humanis, AG2R La Mondiale, Apicil, Groupama, etc.). Elle complète les IJSS et le maintien de salaire légal pour atteindre un niveau de rémunération plus élevé pendant l'arrêt maladie.

Quand la prévoyance est-elle obligatoire ?

La prévoyance d'entreprise est obligatoire pour les cadres depuis l'accord ANI de 1947, qui impose à l'employeur de cotiser à hauteur d'au moins 1,50 % du Tranche 1 (jusqu'au plafond de la Sécurité sociale) au titre de la prévoyance.

Pour les non-cadres, elle n'est pas obligatoire au sens légal, mais de nombreuses conventions collectives l'imposent (BTP, métallurgie, hôtellerie-restauration, transport routier, etc.).

Ce que couvre la prévoyance

Une prévoyance d'entreprise standard couvre généralement :

  • Le complément aux IJSS pour atteindre 100 % du salaire net habituel pendant une durée définie (souvent 90 jours, parfois plus)
  • L'incapacité temporaire de travail au-delà du maintien de salaire légal
  • L'invalidité permanente
  • Le décès (capital versé aux ayants droit)

Comment savoir si vous êtes couvert ?

Demandez à votre service RH ou à votre comptable :

  • Le nom de l'organisme de prévoyance
  • Le pourcentage de maintien garanti
  • La durée de la garantie
  • Le délai de carence éventuel

Vous pouvez aussi consulter votre bulletin de paie : la cotisation prévoyance y apparaît dans la partie "cotisations salariales" ou "cotisations patronales".

Comment toucher 100 % de son salaire en arrêt maladie ?

C'est la question que tout salarié se pose. La réponse dépend de votre situation. Voici les conditions à réunir pour conserver l'intégralité de votre rémunération :

Cas 1 — Vous êtes cadre avec une prévoyance d'entreprise

C'est le cas le plus favorable. L'addition IJSS + maintien de salaire employeur + prévoyance permet généralement de couvrir 100 % du salaire net pendant les 90 premiers jours d'arrêt, voire plus selon le contrat de prévoyance.

Cas 2 — Vous bénéficiez d'une convention collective favorable

Certaines conventions collectives (Syntec, banque, assurance, métallurgie cadres, certaines branches publiques) prévoient un maintien à 100 % du salaire dès le 1er jour, sans délai de carence et sans condition d'ancienneté spécifique. Vérifiez votre convention.

Cas 3 — Votre employeur applique un maintien de salaire conventionnel

Au-delà des obligations légales, certains employeurs maintiennent volontairement 100 % du salaire de leurs salariés en arrêt, par politique sociale interne. C'est plus fréquent dans les grands groupes et les administrations.

Cas 4 — Vous êtes en accident du travail ou maladie professionnelle

En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle reconnue, l'indemnisation est plus favorable :

  • Les IJSS sont versées dès le 1er jour (pas de délai de carence)
  • Le taux est de 60 % du salaire journalier les 28 premiers jours, puis 80 % à partir du 29e jour
  • Le maintien de salaire par l'employeur s'ajoute sans délai de carence

Cas 5 — Vous avez une affection longue durée (ALD)

Pour les arrêts liés à une ALD reconnue par la CPAM, le délai de carence ne s'applique qu'au premier arrêt. Les arrêts successifs liés à la même ALD sont indemnisés dès le premier jour. La durée d'indemnisation peut aller jusqu'à 3 ans.

En résumé

Pour toucher 100 % de votre salaire, vous devez généralement cumuler : une bonne convention collective, une ancienneté suffisante, et idéalement une prévoyance d'entreprise. Sans ces éléments, vous toucherez en moyenne entre 50 % (IJSS seules) et 90 % (IJSS + maintien légal employeur) de votre salaire brut.

Le délai de carence : 3 jours ou 7 jours ?

C'est l'une des sources de confusion les plus fréquentes. Il existe deux délais de carence distincts qui ne s'appliquent pas aux mêmes prestations :

Le délai de carence des IJSS : 3 jours

Pendant les 3 premiers jours de votre arrêt, la Sécurité sociale ne verse aucune indemnité. Le versement commence au 4e jour.

Exceptions au délai de carence de 3 jours :

  • Affection longue durée (ALD) reconnue : pas de carence à partir du 2e arrêt
  • Accident du travail ou maladie professionnelle : pas de carence
  • Reprise d'activité de moins de 48 heures entre 2 arrêts pour la même cause
  • Alsace-Moselle : régime local plus favorable, carence supprimée pour certains arrêts

Le délai de carence du maintien employeur : 7 jours

Le maintien de salaire par l'employeur (les indemnités complémentaires aux IJSS) commence au 8e jour de l'arrêt, sauf si la convention collective prévoit un délai plus court ou nul.

Exception : pas de délai de carence en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle.

Conséquence pratique

Si votre arrêt dure moins de 8 jours et que votre convention collective ne prévoit rien de plus favorable, vous risquez de ne percevoir aucune indemnité. Si l'arrêt dure entre 8 et 30 jours, vous percevez les IJSS dès le 4e jour et le complément employeur dès le 8e jour.

La subrogation : qu'est-ce que c'est et comment ça marche ?

La subrogation est un mécanisme qui permet à l'employeur de percevoir directement les IJSS à la place du salarié, à charge pour lui de maintenir le salaire de manière classique sur la fiche de paie.

Avantages pour le salarié

Avec la subrogation, vous percevez votre salaire (maintenu) sur votre bulletin de paie habituel, comme si vous travailliez. Vous n'attendez pas le versement des IJSS par la CPAM (qui peut prendre plusieurs semaines). Aucune interruption de revenus, aucune démarche à faire.

Comment fonctionne la subrogation

L'employeur déclare l'arrêt de travail via la DSN (Déclaration Sociale Nominative) et coche la case "subrogation" en indiquant les dates de début et de fin. La CPAM verse alors directement les IJSS sur le compte bancaire de l'entreprise. L'entreprise vous verse votre salaire maintenu dans son intégralité.

Conditions de la subrogation

La subrogation peut être mise en place si :

  • La convention collective ou l'accord d'entreprise prévoit un maintien de salaire pendant l'arrêt
  • Le montant du salaire maintenu est au moins égal au montant des IJSS
  • L'employeur en fait la demande dans la DSN ou l'attestation de salaire

La subrogation peut être totale (sur toute la durée du maintien) ou partielle (sur une partie seulement de l'arrêt).

Sans subrogation : ce qui se passe

Si l'employeur n'applique pas la subrogation, la CPAM verse les IJSS directement sur votre compte bancaire, et l'employeur verse séparément les indemnités complémentaires sur votre bulletin de paie. Vous recevez donc deux versements distincts, parfois avec un décalage de plusieurs semaines.

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Cas pratiques chiffrés selon le salaire

Voici des exemples concrets de ce qu'un salarié perçoit en arrêt maladie selon son salaire et sa situation. Ces calculs supposent un arrêt maladie ordinaire (hors AT/MP) et 1 an d'ancienneté minimum.

Exemple 1 — Salarié au SMIC (1 801 € bruts/mois)

Salaire journalier de base : (1 801 × 3) ÷ 91,25 = 59,21 €IJSS : 59,21 × 50 % = 29,60 € bruts/jour

Sur un arrêt de 30 jours :

  • Du jour 1 au 3 : aucune IJSS (carence) → 0 €
  • Du jour 4 au 7 : IJSS seules → 29,60 × 4 = 118,40 €
  • Du jour 8 au 30 : IJSS + maintien employeur à 90 % du brut → environ 1 480 € sur la période

Total perçu sur 30 jours : environ 1 600 € bruts (contre 1 801 € de salaire habituel)

Exemple 2 — Salaire de 2 500 € bruts/mois

Salaire journalier de base : (2 500 × 3) ÷ 91,25 = 82,19 €IJSS : 82,19 × 50 % = 41,10 € bruts/jour (proche du plafond)

Sur un arrêt de 30 jours avec maintien employeur à 90 % :

  • 3 jours de carence : 0 €
  • Jours 4 à 7 : IJSS seules ≈ 164 €
  • Jours 8 à 30 : IJSS + complément employeur ≈ 2 070 €

Total perçu sur 30 jours : environ 2 234 € bruts (contre 2 500 € habituels, soit ~89 %)

Exemple 3 — Salaire de 4 000 € bruts/mois (cadre avec prévoyance)

Salaire journalier de base plafonné : (2 552,25 × 3) ÷ 91,25 = 83,90 €IJSS : 83,90 × 50 % = 41,95 € bruts/jour (plafond maximum)

Sur un arrêt de 30 jours avec maintien employeur à 90 % + prévoyance complétant à 100 % :

  • 3 jours de carence : compensés par la prévoyance dans certains contrats
  • Maintien à 100 % du salaire net habituel grâce au cumul IJSS + employeur + prévoyance

Total perçu sur 30 jours : environ 4 000 € bruts (100 %) dans le meilleur des cas

Ce que ces exemples montrent

Plus votre salaire est élevé, plus l'écart entre les IJSS plafonnées et votre salaire habituel est important. C'est précisément pour combler cet écart que les cadres bénéficient quasi systématiquement d'une prévoyance d'entreprise. Pour les salariés au SMIC ou proches du SMIC, le maintien légal couvre une grande partie du salaire dès la première année d'ancienneté.

Les démarches à effectuer pour le salarié

Dans les 48 heures

Transmettre votre arrêt de travail. Votre médecin vous remet un avis d'arrêt en 3 volets (Cerfa n°10170) :

  • Volet 1 et 2 : à envoyer à votre CPAM dans les 48 heures
  • Volet 3 : à transmettre à votre employeur dans les 48 heures

Si votre médecin a transmis l'arrêt en ligne via le téléservice de l'Assurance Maladie, vous n'avez qu'à transmettre le volet employeur.

Le non-respect du délai de 48 heures peut entraîner une réduction de vos IJSS à 50 % de leur montant pendant la période de retard.

Pendant l'arrêt

  • Respecter les heures de sortie autorisées par votre médecin (généralement 9h-11h et 14h-16h, sauf mention contraire)
  • Rester à votre domicile déclaré, sauf si l'arrêt mentionne "sorties libres"
  • Ne pas exercer d'activité non autorisée (rémunérée ou bénévole)
  • Vous pouvez être contrôlé par un médecin-conseil de la CPAM ou par un médecin contrôleur mandaté par votre employeur

En cas de prolongation

Si votre médecin prolonge votre arrêt, vous devez transmettre la prolongation dans les mêmes conditions et délais (48 heures à la CPAM et à l'employeur).

À la fin de l'arrêt

Vous reprenez le travail à la date de fin indiquée sur l'arrêt. Pour les arrêts de plus de 30 jours, une visite de reprise auprès de la médecine du travail est obligatoire dans les 8 jours suivant le retour au travail.

Les obligations de l'employeur en cas d'arrêt maladie

Déclarer l'arrêt à la CPAM

L'employeur doit transmettre une attestation de salaire à la CPAM via la DSN dans les meilleurs délais après réception de l'avis d'arrêt. Cette attestation contient les informations nécessaires au calcul des IJSS (salaires des 3 derniers mois, périodes travaillées).

Sans cette attestation, la CPAM ne peut pas verser les IJSS au salarié.

Verser le maintien de salaire

Si le salarié remplit les conditions (1 an d'ancienneté minimum sauf disposition conventionnelle plus favorable), l'employeur doit verser les indemnités complémentaires prévues par le Code du travail ou la convention collective applicable.

Gérer la subrogation (si applicable)

Si l'entreprise pratique la subrogation, l'employeur doit le déclarer dans la DSN et continuer à verser le salaire maintenu sans interruption.

Respecter le droit du salarié

Pendant l'arrêt, l'employeur ne peut pas :

  • Licencier le salarié pour cause de maladie (sauf inaptitude constatée par la médecine du travail ou désorganisation grave de l'entreprise pour les absences prolongées)
  • Imposer un retour au travail avant la date prévue
  • Sanctionner le salarié pour son absence

L'employeur peut en revanche demander une contre-visite médicale par un médecin de son choix pour vérifier la réalité de l'arrêt.

Réintégrer le salarié au retour

À la fin de l'arrêt, l'employeur doit réintégrer le salarié à son poste précédent ou à un poste équivalent (même qualification, même rémunération). Pour les arrêts de plus de 30 jours, une visite de reprise auprès de la médecine du travail est obligatoire.

Cas particuliers

Accident du travail et maladie professionnelle

L'indemnisation est plus favorable qu'en cas de maladie ordinaire :

  • Pas de délai de carence
  • IJSS à 60 % du salaire journalier les 28 premiers jours, puis 80 % au-delà
  • Maintien de salaire par l'employeur dès le 1er jour
  • Protection renforcée contre le licenciement

Affection de longue durée (ALD)

Pour les ALD reconnues (cancer, diabète, maladies cardiovasculaires graves, etc.) :

  • Le délai de carence ne s'applique qu'au premier arrêt lié à l'ALD
  • Durée d'indemnisation portée à 3 ans (1 095 jours)
  • Prise en charge des frais médicaux à 100 %

Fonction publique

Le régime des fonctionnaires diffère de celui du secteur privé :

  • Délai de carence d'1 jour (et non 3) pour les arrêts maladie ordinaires
  • Maintien intégral du traitement pendant 3 mois (CMO)
  • Puis demi-traitement pendant 9 mois supplémentaires

Travailleurs indépendants et auto-entrepreneurs

Les indépendants relèvent de la Sécurité sociale des indépendants (intégrée à la CPAM depuis 2020) :

  • Délai de carence de 3 jours (sauf hospitalisation, où la carence est de 0 jour)
  • Calcul des IJSS basé sur la moyenne des revenus des 3 dernières années
  • Conditions d'ancienneté d'affiliation : 1 an minimum
  • IJSS maximum : environ 64 € par jour en 2026 selon le revenu

Pour les auto-entrepreneurs, les conditions sont plus restrictives : il faut justifier d'au moins 1 an d'affiliation et d'un revenu minimum sur les années précédentes.

Mi-temps thérapeutique

Le temps partiel thérapeutique permet de reprendre progressivement une activité après un arrêt maladie. Le salarié travaille à temps partiel et perçoit un salaire correspondant aux heures travaillées + des IJSS pour compenser la différence avec son salaire habituel. La prescription est faite par le médecin traitant et acceptée par la CPAM.

Questions fréquentes sur le salaire en arrêt maladie

Combien touche-t-on en arrêt maladie ?

Vous percevez les IJSS de la Sécurité sociale (50 % du salaire journalier de base, plafonnées à 41,95 € bruts/jour en 2026). À partir d'1 an d'ancienneté, votre employeur complète ces IJSS pour atteindre 90 % du salaire brut pendant 30 jours, puis 66,66 % pendant 30 jours supplémentaires (durées plus longues avec l'ancienneté).

Comment toucher 100 % de son salaire en arrêt maladie ?

Pour toucher 100 %, il faut généralement cumuler trois conditions : une convention collective favorable, une ancienneté suffisante et une prévoyance d'entreprise. Les cadres bénéficient quasi systématiquement d'une prévoyance qui complète les IJSS et le maintien de salaire pour atteindre 100 % du net.

Quel est le délai de carence en arrêt maladie ?

Il existe deux délais de carence : 3 jours pour les IJSS de la Sécurité sociale (le versement commence au 4e jour) et 7 jours pour le maintien de salaire par l'employeur (le complément commence au 8e jour). En cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle, aucun délai de carence ne s'applique.

Qu'est-ce que la subrogation ?

La subrogation est un mécanisme qui permet à l'employeur de percevoir directement les IJSS à la place du salarié, à charge pour lui de maintenir le salaire sur la fiche de paie habituelle. Avantage pour le salarié : aucune interruption de revenus, pas de démarches.

Quel est le montant maximum des IJSS en 2026 ?

Le montant maximum des IJSS est de 41,95 € bruts par jour en 2026. Ce plafond correspond à un salaire de référence de 2 552,25 € bruts par mois (1,4 fois le SMIC mensuel).

Combien de jours d'arrêt maladie peut-on cumuler ?

Pour une maladie ordinaire, vous pouvez percevoir au maximum 360 IJSS sur une période de 3 années consécutives. Pour une affection de longue durée (ALD), la durée d'indemnisation est portée à 3 ans (1 095 jours).

Le salaire de base pour calculer les IJSS prend en compte les primes ?

Oui, le salaire journalier de base est calculé sur les salaires bruts des 3 derniers mois précédant l'arrêt, primes incluses (prime de 13e mois, primes mensuelles, etc.). En revanche, les éléments exceptionnels (intéressement, participation) ne sont pas pris en compte.

Que faire si mon employeur ne maintient pas mon salaire ?

Vérifiez d'abord votre convention collective et votre ancienneté. Si vous remplissez les conditions et que l'employeur refuse de verser les indemnités complémentaires, vous pouvez le mettre en demeure par lettre recommandée. En cas de refus persistant, saisissez le Conseil de Prud'hommes.

Est-ce que les week-ends sont indemnisés ?

Oui. Les IJSS sont versées pour chaque jour calendaire, samedi et dimanche compris. Le maintien de salaire par l'employeur suit la même règle.

Faut-il payer des impôts sur les IJSS ?

Oui, les IJSS sont soumises à l'impôt sur le revenu et supportent la CSG (6,2 %) et la CRDS (0,5 %). Elles sont déclarées à la rubrique "salaires" de votre déclaration de revenus.

Peut-on être licencié pendant un arrêt maladie ?

Non, l'employeur ne peut pas licencier un salarié en raison de son état de santé ou de son arrêt maladie. En revanche, un licenciement pour un motif étranger à la maladie reste possible (faute grave antérieure, motif économique). Pour les arrêts prolongés perturbant gravement l'organisation de l'entreprise, le licenciement est possible mais strictement encadré.

Mon arrêt maladie m'empêche-t-il d'acquérir des congés payés ?

Depuis la loi du 22 avril 2024, les arrêts maladie d'origine non professionnelle ouvrent droit à l'acquisition de congés payés, dans la limite de 2 jours ouvrables par mois (24 jours par an). Pour les arrêts liés à un accident du travail ou une maladie professionnelle, l'acquisition reste à 2,5 jours ouvrables par mois.

Comment fonctionne l'arrêt maladie pour un auto-entrepreneur ?

Les auto-entrepreneurs sont affiliés à la Sécurité sociale des indépendants. Les IJSS sont calculées sur la moyenne des revenus des 3 dernières années. Conditions : 1 an minimum d'affiliation et un revenu minimum. Le délai de carence est de 3 jours (0 jour en cas d'hospitalisation).

Quel est l'impact d'un arrêt maladie sur ma retraite ?

Les périodes d'arrêt maladie longues (plus de 60 jours d'indemnisation) sont validées pour la retraite : 1 trimestre validé pour chaque période de 60 jours d'indemnisation, dans la limite de 4 trimestres par an. Conservez vos relevés d'IJSS sans limitation de durée.

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