Quand un chantier dure plusieurs semaines ou plusieurs mois, attendre la fin des travaux pour être payé devient vite un risque financier. C’est précisément pour répondre à cette réalité que la facture intermédiaire et la situation de travaux existent. Ces mécanismes sont devenus incontournables pour les artisans, entreprises du BTP, freelances du bâtiment et prestataires travaillant sur des projets longs.
Facturer au fur et à mesure permet de sécuriser la trésorerie, de lisser les encaissements et de réduire fortement les impayés. Pourtant, beaucoup de professionnels hésitent encore, par manque de clarté sur les règles, les différences entre les documents ou les obligations légales.
Dans cet article, vous allez comprendre ce qu’est réellement une facture intermédiaire, comment fonctionne une situation de travaux, dans quels cas les utiliser, comment les rédiger correctement en 2026, et surtout comment éviter les erreurs qui coûtent cher. Que vous soyez artisan, dirigeant de PME ou indépendant du BTP, vous trouverez ici un guide concret, clair et directement applicable.
Une facture intermédiaire permet de facturer une partie d’un projet avant sa fin, en fonction de l’avancement des travaux.
La situation de travaux est un document détaillant cet avancement, souvent utilisé dans le BTP, qui sert de base à la facture.
Ces deux outils permettent d’étaler les paiements clients, de sécuriser la trésorerie et de limiter les risques d’impayés sur les chantiers longs.
Une facture intermédiaire est une facture émise en cours d’exécution d’un projet. Elle correspond à une partie des travaux ou prestations déjà réalisées, mais non encore finalisées. Elle a exactement la même valeur légale qu’une facture classique, dès lors qu’elle respecte les mentions obligatoires.
On parle aussi parfois de facture d’avancement, de facture partielle ou de facture de situation selon les usages professionnels.
La situation de travaux est un document de suivi, très répandu dans le secteur du BTP. Elle décrit précisément l’état d’avancement du chantier à une date donnée. Elle liste les postes réalisés, leur pourcentage d’exécution et les montants correspondants.
La situation de travaux n’est pas toujours une facture en soi. Dans la majorité des cas, elle sert de justificatif pour émettre une facture intermédiaire.
En France, la facturation intermédiaire est parfaitement légale, à condition qu’elle soit prévue contractuellement ou acceptée par le client. Le cadre général repose sur le Code de commerce et les règles de facturation classiques.
Pour les chantiers BTP, la pratique des situations de travaux est reconnue et largement utilisée, notamment dans les marchés privés. Chaque facture intermédiaire doit mentionner clairement qu’elle est partielle et préciser son lien avec le devis ou le marché initial.
Les délais de paiement restent identiques à ceux d’une facture classique, généralement 30 jours par défaut, sauf accord spécifique. En cas de retard, des pénalités peuvent être appliquées.
Pour approfondir le cadre légal général de la facturation, vous pouvez consulter les ressources officielles sur le site
Service-public.fr
Un artisan intervenant sur un chantier de rénovation sur plusieurs mois peut facturer à chaque grande étape : démolition, gros œuvre, second œuvre. La facture intermédiaire lui permet de couvrir ses achats de matériaux et sa main-d’œuvre sans avancer l’intégralité des frais.
Les entreprises du BTP utilisent presque systématiquement les situations de travaux mensuelles. Chaque situation correspond à un pourcentage d’avancement validé, qui déclenche ensuite une facture intermédiaire. Cela permet une gestion fine de la trésorerie sur les chantiers complexes.
Un bureau d’études, un maître d’œuvre ou un consultant intervenant sur un projet long peut également utiliser la facture intermédiaire, même hors BTP. Par exemple, une facturation à 30 %, 60 % et 100 % d’avancement est fréquente.
Avec un particulier, la pédagogie est essentielle. Les factures intermédiaires doivent être clairement expliquées dès le devis. Lorsqu’elles sont bien présentées, elles rassurent le client en liant le paiement à l’avancement réel des travaux.
Les entreprises sont généralement habituées aux factures intermédiaires. Elles attendent surtout une grande clarté sur les montants déjà facturés, le reste à payer et la cohérence avec le devis initial.
Beaucoup de litiges naissent d’erreurs simples mais coûteuses.
La première consiste à facturer sans accord préalable. Une facture intermédiaire non prévue au contrat peut être contestée.
La seconde erreur est de ne pas faire le lien avec le devis ou le marché. Chaque facture intermédiaire doit rappeler le devis d’origine et préciser ce qui a déjà été facturé.
Autre erreur fréquente : confondre situation de travaux et facture. Une situation seule n’a aucune valeur comptable si elle n’est pas transformée en facture conforme.
Enfin, oublier de déduire les acomptes déjà versés sur la facture finale est une source classique de conflits.
L’acompte est versé avant le début des travaux. La facture intermédiaire, elle, intervient pendant l’exécution. Les deux sont complémentaires et non interchangeables.
La facture de solde clôture le projet. Elle reprend l’ensemble des montants déjà facturés et calcule le reste à payer. Sans factures intermédiaires, elle devient souvent lourde et risquée.
Gérer des factures intermédiaires sur Excel augmente fortement le risque d’erreur. Un outil dédié permet de suivre automatiquement les montants cumulés, les situations et les soldes, ce qui est crucial sur les chantiers longs.
Prenons un chantier de rénovation à 40 000 €.
Un acompte de 20 % est versé au démarrage.
Après deux mois, 50 % des travaux sont réalisés.
Une situation de travaux est établie à 50 %, soit 20 000 €.
Une facture intermédiaire est alors émise, en tenant compte de l’acompte déjà payé.
Le solde sera facturé à la fin du chantier, avec une facture finale claire et cohérente.
Ce fonctionnement permet au professionnel de financer le chantier sans tension de trésorerie, tout en offrant au client une visibilité totale.
Non, elle n’est jamais obligatoire. Elle devient pertinente dès qu’un projet dépasse quelques semaines.
Oui, si elle n’était pas prévue au contrat ou au devis initial.
Non. Elle doit être transformée en facture pour être comptabilisée.
Oui, la TVA s’applique normalement, selon les règles en vigueur.
C’est fortement déconseillé. Le devis signé sécurise juridiquement la facturation.
Il n’y a pas de limite légale. Le nombre dépend du projet et de l’accord entre les parties.
Oui, exactement comme pour une facture classique.
Cela dépend de ce qui est prévu contractuellement.
Les factures intermédiaires et situations de travaux sont des outils essentiels pour les projets longs.
Elles permettent d’étaler les paiements, de sécuriser la trésorerie et de réduire les impayés.
Elles doivent toujours être claires, contractuellement prévues et correctement reliées au devis initial.
Bien utilisées, elles professionnalisent la relation client et fluidifient la gestion financière.
Si vous réalisez régulièrement des chantiers ou prestations longues, utiliser un outil simple pour créer, suivre et cumuler vos factures intermédiaires permet d’éviter les erreurs et de gagner un temps précieux.
Pour approfondir les règles de facturation et de délais de paiement, vous pouvez également consulter
Economie.gouv.fr ou les recommandations professionnelles disponibles sur le site de la Fédération Française du Bâtiment.
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