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Législation

Paiement en plusieurs fois pour artisans : acompte, échéancier et mentions légales

18.02.2026
Par
Arthur Lambert
Nos articles vous aident à simplifier la gestion de votre entreprise et gagner du temps.

Paiement en plusieurs fois pour artisans : acompte, échéancier et mentions légales en 2026

Introduction

Dans le bâtiment et les travaux, le paiement en plusieurs fois n’est plus une exception. Entre les chantiers longs, les montants élevés et les besoins de trésorerie, de nombreux artisans proposent aujourd’hui un règlement échelonné à leurs clients. Acompte à la signature, paiements intermédiaires selon l’avancement, solde en fin de chantier : cette pratique est devenue courante, mais reste souvent mal encadrée.
Beaucoup d’artisans se demandent comment sécuriser leurs paiements sans risquer un litige. Quelles mentions doivent apparaître sur le devis ? Faut-il détailler un échéancier précis ? Peut-on refuser de continuer un chantier si un paiement intermédiaire n’est pas réglé ?
Ce guide 2026 répond à toutes ces questions. Il vous explique comment mettre en place un paiement en plusieurs fois conforme, clair et protecteur pour votre activité artisanale, tout en rassurant vos clients.

Réponse rapide

Oui, un artisan peut proposer un paiement en plusieurs fois à condition de le prévoir clairement dès le devis.
Le devis doit mentionner l’acompte, les paiements intermédiaires éventuels et le solde final, avec des dates ou des conditions de déclenchement précises.
Sans mentions claires, l’échelonnement est juridiquement fragile. Un devis bien rédigé permet de sécuriser la trésorerie, d’éviter les impayés et de suspendre légalement les travaux en cas de non-paiement.

Définition du paiement échelonné pour un artisan

Le paiement en plusieurs fois correspond à un mode de règlement fractionné du prix total des travaux.
Il se distingue d’un simple acompte isolé : ici, le paiement est structuré sur toute la durée du chantier.
On parle généralement d’un schéma en trois temps :
un acompte à la commande,
un ou plusieurs paiements intermédiaires liés à l’avancement,
un solde à la réception ou à la fin des travaux.

Ce mode de paiement est particulièrement utilisé dans le BTP, la rénovation, l’électricité, la plomberie, la menuiserie ou la maçonnerie.

Ce que dit la loi en 2026

La loi n’impose pas de paiement unique pour les artisans. Le paiement échelonné est parfaitement légal, à condition qu’il soit accepté par le client et formalisé par écrit.
Le devis signé tient lieu de contrat. À ce titre, il doit préciser les conditions de paiement de manière non équivoque.
L’absence de mentions claires expose l’artisan à des difficultés de recouvrement et limite ses droits en cas de litige.
Les règles générales sont issues du Code civil et du Code de la consommation, et les obligations de facturation sont rappelées par l’administration française via Service-public.fr.

Lien source utile :
https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23566

Différence entre acompte, situations et solde

L’acompte

L’acompte est une somme versée à la commande.
Il engage définitivement le client et l’artisan. En cas d’annulation, l’acompte n’est en principe pas remboursable, sauf accord contraire ou faute grave.
Dans le BTP, l’acompte permet de financer les premières dépenses : matériaux, mobilisation des équipes, réservation du planning.

Les paiements intermédiaires ou situations

Les situations de travaux correspondent à des facturations intermédiaires basées sur l’avancement réel du chantier.
Elles sont fréquentes sur les chantiers longs ou complexes.
Chaque situation déclenche un paiement partiel, souvent exprimé en pourcentage du prix total ou par phase de travaux.

Le solde

Le solde correspond au montant restant dû à la fin des travaux.
Il est généralement payable à la réception du chantier ou à la levée des réserves éventuelles.
Un solde mal défini est une source fréquente d’impayés.

Pourquoi proposer un paiement en plusieurs fois

Le paiement échelonné protège avant tout l’artisan.
Il évite d’avancer la totalité des frais, sécurise la trésorerie et réduit le risque de non-paiement en fin de chantier.
Côté client, il améliore l’acceptation du devis, surtout pour des montants élevés.
Un échéancier clair crée un cadre rassurant pour les deux parties.

Mentions obligatoires sur le devis avec paiement échelonné

Un devis avec paiement en plusieurs fois doit comporter toutes les mentions classiques, mais aussi des mentions spécifiques liées au règlement.
Le montant de l’acompte doit être indiqué clairement, en euros ou en pourcentage.
Les paiements intermédiaires doivent être détaillés avec des dates précises ou des conditions objectives, par exemple “à la fin du gros œuvre” ou “à la livraison des matériaux”.
Le solde doit être identifiable sans ambiguïté.
Les délais de paiement doivent être précisés pour chaque échéance.
En cas de pénalités de retard, celles-ci doivent être mentionnées dès le devis.

Un devis flou affaiblit considérablement la position de l’artisan en cas de litige.

Cas pratiques selon le type de chantier

Petit chantier de rénovation

Pour une rénovation de salle de bain, un artisan peut prévoir un acompte de 30 % à la signature, un paiement intermédiaire de 40 % à mi-chantier et un solde de 30 % à la fin.
Chaque étape est mentionnée clairement sur le devis.

Chantier long en BTP

Sur un chantier de plusieurs mois, le paiement peut être découpé en situations mensuelles.
Chaque situation correspond à une facture intermédiaire basée sur l’avancement réel des travaux.
Ce fonctionnement est courant dans le bâtiment et juridiquement reconnu.

Dépannage ou intervention courte

Pour une intervention rapide, un paiement en deux temps peut suffire : acompte à la commande et solde à la fin de l’intervention.
Même dans ce cas, les conditions doivent être écrites.

Peut-on suspendre les travaux en cas de non-paiement

Oui, à condition que le devis le prévoie explicitement.
Une clause indiquant que les travaux peuvent être suspendus en cas de non-paiement d’une échéance est fortement recommandée.
Sans cette clause, la suspension peut être contestée par le client.
Cette mention protège l’artisan et constitue un levier efficace contre les retards de paiement.

Erreurs fréquentes à éviter

Ne pas détailler l’échéancier est l’erreur la plus courante.
Confondre acompte et arrhes peut entraîner des conséquences juridiques importantes.
Oublier de mentionner les pénalités de retard affaiblit la capacité de recouvrement.
Facturer des situations sans lien clair avec le devis initial complique la justification des sommes demandées.

Paiement échelonné et facturation

Chaque paiement intermédiaire doit correspondre à une facture ou une situation de travaux.
L’acompte peut faire l’objet d’une facture d’acompte.
Les situations intermédiaires doivent être clairement rattachées au devis initial.
Le solde est facturé à la fin du chantier.
Une facturation cohérente renforce la crédibilité de l’artisan et facilite les démarches comptables.

Comparaison avec un paiement en une seule fois

Un paiement unique simplifie la gestion, mais expose l’artisan à un risque élevé d’impayé en fin de chantier.
Le paiement échelonné répartit le risque et sécurise la trésorerie.
Dans le BTP, l’échelonnement est souvent la solution la plus équilibrée.

Exemple concret d’échéancier clair

Un devis de 12 000 euros peut prévoir :
un acompte de 3 600 euros à la signature,
un paiement intermédiaire de 4 800 euros à la fin du gros œuvre,
un solde de 3 600 euros à la réception du chantier.

Chaque étape est décrite sur le devis avec des délais précis.
Ce type d’échéancier est compréhensible pour le client et juridiquement solide.

Questions fréquentes

Un acompte est-il obligatoire

Non, mais il est fortement recommandé pour sécuriser le chantier.

Peut-on modifier l’échéancier en cours de chantier

Oui, mais uniquement avec l’accord écrit du client.

Le client peut-il refuser un paiement intermédiaire

Non, si celui-ci est prévu au devis signé.

Faut-il faire signer chaque situation

Ce n’est pas obligatoire, mais conseillé pour éviter toute contestation.

Le solde peut-il être retenu en cas de réserves

Oui, dans une certaine limite, si les réserves sont justifiées.

Peut-on prévoir des pénalités de retard

Oui, à condition de les mentionner clairement sur le devis.

Un devis sans échéancier est-il valable

Oui, mais il est beaucoup moins protecteur pour l’artisan.

Le paiement en plusieurs fois rassure-t-il le client

Oui, car il donne de la visibilité sur le déroulement financier du chantier.

En résumé

Le paiement en plusieurs fois est un outil essentiel pour les artisans en 2026.
Un devis bien rédigé, avec acompte, échéancier et solde clairement définis, permet de sécuriser les paiements et d’éviter les litiges.
La clé réside dans la clarté des mentions et la cohérence entre devis, factures et avancement des travaux.

Aller plus loin

Mettre en place un devis clair avec un échéancier structuré permet de professionnaliser votre image, d’améliorer la relation client et de protéger durablement votre trésorerie, sans complexité inutile.

Règles officielles sur les devis et la facturation des professionnels :
https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23566

Cadre juridique des contrats et acomptes (Code civil – vulgarisé) :
https://www.economie.gouv.fr/entreprises/devis-factures-obligations

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