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Gestion de l’entreprise

SASU ou auto-entrepreneur : quel statut choisir en 2026 ? Comparatif complet

29.01.2026
Par
Arthur Lambert
Nos articles vous aident à simplifier la gestion de votre entreprise et gagner du temps.

SASU ou auto-entrepreneur : quel statut choisir pour votre activité en 2026 ?

Vous hésitez entre créer une SASU ou vous lancer en auto-entrepreneur ? Cette question revient systématiquement lorsqu'on démarre seul une activité professionnelle. Les deux statuts permettent d'exercer en solo, mais ils fonctionnent de manière radicalement différente sur le plan fiscal, social et juridique. Choisir entre ces deux formes juridiques dépend de votre chiffre d'affaires prévisionnel, de vos objectifs de croissance, de votre besoin de protection sociale et de votre volonté de réinvestir dans votre entreprise. Que vous soyez consultant, développeur web, graphiste, coach ou artisan, comprendre les différences entre SASU et micro-entreprise vous permettra de démarrer avec le bon statut et d'éviter des erreurs coûteuses. Dans cet article, nous analysons chaque critère de choix pour vous aider à prendre la décision la plus adaptée à votre situation en 2026.

Réponse rapide : SASU ou auto-entrepreneur, lequel choisir ?

L'auto-entrepreneur convient parfaitement si vous démarrez avec un chiffre d'affaires inférieur à 77 700 euros pour les prestations de services ou 188 700 euros pour la vente, que vous souhaitez des démarches simplifiées et que vous n'avez pas besoin de déduire vos charges réelles. La SASU devient plus intéressante dès que votre activité génère des revenus importants, que vous avez des charges professionnelles élevées à déduire, que vous souhaitez une meilleure protection sociale ou que vous envisagez de faire entrer des investisseurs. En pratique, beaucoup d'entrepreneurs commencent en micro-entreprise pour tester leur activité, puis basculent en SASU quand le développement le justifie.

Définition des deux statuts

Qu'est-ce que l'auto-entrepreneur ?

L'auto-entrepreneur, désormais appelé micro-entrepreneur, désigne une personne physique qui exerce une activité commerciale, artisanale ou libérale sous le régime fiscal et social simplifié de la micro-entreprise. Ce statut ne crée pas une personne morale distincte : l'entrepreneur et son entreprise forment une seule et même entité juridique. Les formalités de création restent réduites, les obligations comptables allégées, et les cotisations sociales se calculent directement sur le chiffre d'affaires encaissé selon un pourcentage forfaitaire.

Qu'est-ce que la SASU ?

La SASU, ou société par actions simplifiée unipersonnelle, constitue une véritable société avec une personnalité juridique propre, distincte de celle de son dirigeant. Elle se compose d'un seul associé qui détient l'intégralité du capital social et nomme un président pour gérer l'entreprise. La SASU relève du régime de l'impôt sur les sociétés par défaut, avec possibilité d'opter temporairement pour l'impôt sur le revenu pendant cinq ans maximum. Ce statut offre une grande souplesse statutaire et une responsabilité limitée au montant des apports.

Ce que dit la législation en 2026

Le régime de la micro-entreprise reste encadré par des seuils de chiffre d'affaires stricts : 188 700 euros pour les activités de vente de marchandises et 77 700 euros pour les prestations de services et professions libérales. Au-delà de ces plafonds pendant deux années consécutives, le passage au régime réel d'imposition devient obligatoire. La SASU, elle, ne connaît aucune limitation de chiffre d'affaires et permet de structurer l'activité sans contrainte de volume.

Les obligations comptables diffèrent radicalement entre les deux statuts. Le micro-entrepreneur tient simplement un livre des recettes et un registre des achats pour les activités commerciales, sans bilan ni compte de résultat à produire. La SASU doit établir une comptabilité complète avec bilan, compte de résultat et annexes, généralement confiée à un expert-comptable. Le dépôt des comptes annuels au greffe du tribunal de commerce reste obligatoire pour la SASU, rendant les informations financières publiques.

Sur le plan social, le président de SASU relève du régime général de la Sécurité sociale en tant qu'assimilé salarié, bénéficiant d'une couverture sociale comparable à celle des salariés, à l'exception de l'assurance chômage. L'auto-entrepreneur cotise à la Sécurité sociale des indépendants avec une protection sociale moins avantageuse, notamment en matière de retraite et d'indemnités journalières.

SASU ou auto-entrepreneur selon votre situation

Pour un consultant débutant

Un consultant qui démarre son activité trouve généralement dans le statut de micro-entrepreneur la formule idéale pour tester son marché. Les formalités de création prennent quelques minutes en ligne, aucun capital social n'est requis, et la gestion administrative reste accessible sans comptable. Tant que le chiffre d'affaires annuel reste inférieur à 77 700 euros, ce statut permet de facturer rapidement sans complexité. En revanche, dès que les revenus augmentent ou que des investissements importants deviennent nécessaires, la SASU présente des avantages fiscaux plus intéressants.

Pour un développeur web avec des charges matérielles

Les développeurs qui investissent dans du matériel informatique coûteux, des licences logicielles ou des formations professionnelles trouvent rapidement les limites du régime micro-entrepreneur. L'impossibilité de déduire les charges réelles pénalise fortement la rentabilité nette. En SASU, tous ces investissements viennent en déduction du résultat imposable, réduisant mécaniquement l'impôt sur les sociétés. Un développeur qui génère 60 000 euros de chiffre d'affaires avec 15 000 euros de charges aura intérêt à privilégier la SASU pour optimiser sa fiscalité.

Pour un graphiste ou créatif

Les métiers créatifs comme graphiste, photographe ou designer connaissent souvent des revenus irréguliers avec des pics d'activité. Le statut d'auto-entrepreneur offre la flexibilité de ne payer des cotisations sociales que sur le chiffre d'affaires réellement encaissé. Les mois sans facturation ne génèrent aucune charge fixe. Cette souplesse convient parfaitement aux activités saisonnières ou aux créatifs qui développent progressivement leur portefeuille client. La SASU impose des frais fixes incompressibles qui peuvent peser lourd en début d'activité.

Pour une activité de e-commerce

Les activités de vente en ligne bénéficient d'un plafond de chiffre d'affaires élevé en micro-entreprise : 188 700 euros. Cependant, la marge commerciale souvent faible du e-commerce et l'impossibilité de déduire le coût d'achat des marchandises rendent rapidement ce statut inadapté. En SASU, la déduction des achats, des frais de port, des coûts publicitaires et des frais de marketplace optimise considérablement la rentabilité. Dès que le volume d'affaires devient significatif, la transition vers la SASU s'impose naturellement.

Pour un coach ou formateur

Les coachs et formateurs qui facturent des prestations à forte valeur ajoutée avec peu de charges matérielles trouvent dans la micro-entreprise un statut parfaitement adapté. Les formalités restent légères, permettant de se concentrer sur le développement commercial et la relation client. Toutefois, si l'activité nécessite l'embauche de salariés, l'achat de locaux ou le développement d'une plateforme numérique, la SASU offre un cadre juridique plus solide et crédible vis-à-vis des clients professionnels et des partenaires bancaires.

Pour un artisan du bâtiment

Les artisans du secteur du bâtiment travaillent souvent avec des charges matérielles importantes : achat de matériaux, location de véhicules, outillage professionnel. Le régime micro-entrepreneur ne permet pas de déduire ces dépenses, créant une imposition sur un chiffre d'affaires qui ne reflète pas la rentabilité réelle. La SASU autorise la déduction de toutes ces charges et facilite l'obtention de financements bancaires pour l'achat de matériel ou de véhicules professionnels. Pour les chantiers importants nécessitant des garanties décennales, la SASU inspire également davantage confiance aux clients.

Pour une activité avec des investisseurs potentiels

Si votre projet entrepreneurial nécessite de lever des fonds ou de faire entrer des investisseurs, la SASU constitue le seul choix viable. La structure sociétaire permet d'émettre des actions, de céder des parts du capital et d'organiser juridiquement l'entrée de nouveaux associés. Le statut de micro-entrepreneur ne le permet absolument pas, car il ne crée aucune structure distincte de la personne physique. Les business angels, fonds d'investissement et incubateurs travaillent exclusivement avec des sociétés constituées.

Erreurs fréquentes dans le choix entre SASU et auto-entrepreneur

Sous-estimer l'impact des charges non déductibles

L'erreur la plus courante consiste à comparer uniquement les taux de cotisations sociales sans considérer la non-déductibilité des charges en micro-entreprise. Un auto-entrepreneur qui paie 22% de cotisations sur son chiffre d'affaires peut se retrouver plus imposé qu'un président de SASU qui paie des cotisations plus élevées mais déduit toutes ses charges. Cette méprise coûte des milliers d'euros chaque année à de nombreux entrepreneurs qui restent en micro-entreprise alors que la SASU serait plus avantageuse.

Choisir la SASU trop tôt dans le développement

Créer une SASU dès le lancement de l'activité, alors que le chiffre d'affaires reste incertain, génère des frais fixes incompressibles : expert-comptable, assurance responsabilité civile professionnelle, cotisations minimales même sans rémunération. Beaucoup d'entrepreneurs se retrouvent avec une trésorerie tendue à cause de ces charges alors qu'ils auraient pu commencer en auto-entrepreneur pour valider leur marché avant de basculer en société.

Oublier les différences de protection sociale

Nombreux sont ceux qui choisissent leur statut uniquement pour des raisons fiscales sans examiner la protection sociale. Le président de SASU cotise davantage mais bénéficie d'une bien meilleure couverture maladie, d'indemnités journalières plus avantageuses et de droits à la retraite supérieurs. Pour quelqu'un qui a des problèmes de santé ou qui souhaite se constituer une retraite correcte, ce critère peut peser plus lourd que quelques points de cotisations économisés.

Ne pas anticiper le dépassement des seuils

Certains auto-entrepreneurs développent leur activité sans surveiller leurs seuils de chiffre d'affaires et se retrouvent brutalement basculés au régime réel sans l'avoir anticipé. Cette transition forcée crée des complications administratives et fiscales importantes. Il est préférable de basculer volontairement en SASU avant d'atteindre les plafonds pour organiser sereinement la transition.

Confondre image professionnelle et réalité juridique

Beaucoup pensent que la SASU donne systématiquement une meilleure image professionnelle. Dans les faits, de nombreux grands groupes et administrations travaillent parfaitement avec des auto-entrepreneurs. L'image professionnelle dépend davantage de la qualité du travail, de la communication et du sérieux que du statut juridique. Créer une SASU uniquement pour "faire plus sérieux" sans que l'activité le justifie économiquement constitue une erreur stratégique.

Comparaison fiscale entre SASU et auto-entrepreneur

Mécanisme de l'imposition en micro-entreprise

L'auto-entrepreneur paie l'impôt sur le revenu selon un abattement forfaitaire appliqué sur son chiffre d'affaires : 71% pour les activités d'achat-revente, 50% pour les prestations de services commerciales et artisanales, 34% pour les activités libérales. Le revenu imposable correspond donc à 29%, 50% ou 66% du chiffre d'affaires selon l'activité, auquel s'applique ensuite le barème progressif de l'impôt sur le revenu. Cette simplicité a un coût : l'impossibilité de déduire les charges réelles.

Mécanisme de l'imposition en SASU

La SASU relève de l'impôt sur les sociétés au taux de 15% sur les premiers 42 500 euros de bénéfice, puis 25% au-delà. Le bénéfice imposable se calcule après déduction de toutes les charges réelles : achats, loyers, assurances, frais de déplacement, cotisations sociales, salaires. Le président qui se rémunère paie ensuite l'impôt sur le revenu uniquement sur sa rémunération nette, après déduction des cotisations sociales. Cette double imposition société-dirigeant peut paraître complexe mais s'avère souvent plus avantageuse dès que les charges deviennent significatives.

Simulation pour un chiffre d'affaires de 40 000 euros

Un consultant en prestations de services qui génère 40 000 euros de chiffre d'affaires avec 5 000 euros de charges paiera en auto-entrepreneur des cotisations sociales de 8 800 euros environ, plus l'impôt sur le revenu calculé sur 20 000 euros de revenu imposable après abattement. En SASU, le bénéfice après charges sera de 35 000 euros, imposé à l'IS pour environ 5 000 euros. Si le président se rémunère 25 000 euros, il paiera environ 10 000 euros de cotisations sociales. Le reste peut être distribué en dividendes avec une fiscalité allégée ou laissé dans l'entreprise.

Simulation pour un chiffre d'affaires de 80 000 euros

À ce niveau de revenus, les différences deviennent significatives. L'auto-entrepreneur dépasse le plafond de la micro-entreprise pour les prestations de services et bascule automatiquement au régime réel. En SASU, avec 20 000 euros de charges déductibles, le bénéfice imposable tombe à 60 000 euros. L'optimisation de la rémunération et des dividendes permet de réduire significativement la charge fiscale et sociale globale par rapport au régime réel d'imposition en nom propre.

Comparaison sociale entre les deux statuts

Cotisations sociales de l'auto-entrepreneur

Les cotisations sociales du micro-entrepreneur se calculent forfaitairement sur le chiffre d'affaires encaissé : 12,3% pour les activités d'achat-revente, 21,2% pour les prestations de services commerciales et artisanales, 21,1% pour les activités libérales non réglementées. Ces taux incluent la maladie-maternité, les allocations familiales, la retraite de base, la retraite complémentaire, la CSG-CRDS et la contribution à la formation professionnelle. L'absence de chiffre d'affaires signifie absence de cotisations, ce qui présente un avantage majeur en période creuse.

Cotisations sociales du président de SASU

Le président de SASU qui se rémunère paie des cotisations sociales calculées sur sa rémunération brute, au taux global d'environ 80% du net versé. Sur un salaire net de 2 000 euros, l'entreprise paie environ 1 600 euros de cotisations patronales et salariales. Ces cotisations ouvrent droit au régime général de Sécurité sociale avec une protection complète : remboursements maladie identiques aux salariés, indemnités journalières en cas d'arrêt maladie dès le quatrième jour, droits à la retraite plus avantageux.

Protection maladie et prévoyance

La différence majeure réside dans la couverture maladie. Le président de SASU bénéficie du régime général avec remboursement à 100% sur la base de la Sécurité sociale pour les soins courants et accès facilité aux arrêts maladie indemnisés. L'auto-entrepreneur relève de la Sécurité sociale des indépendants avec des indemnités journalières plus faibles et un délai de carence plus long. Pour quelqu'un en bonne santé sans antécédents médicaux, cette différence pèse peu. Pour une personne avec des problèmes de santé chroniques, elle devient déterminante.

Droits à la retraite

Les droits à la retraite varient considérablement entre les deux statuts. Le président de SASU assimilé salarié valide des trimestres et accumule des points de retraite selon le régime général, identique aux salariés. L'auto-entrepreneur cotise à la retraite des indépendants avec des taux de cotisation plus faibles mais des droits également moins élevés. Pour valider quatre trimestres de retraite en 2026, l'auto-entrepreneur doit générer un chiffre d'affaires minimum qui varie selon l'activité : environ 20 740 euros pour les prestations de services, 7 650 euros pour les activités d'achat-revente.

Exemples concrets de choix réussis

Cas de Julien, développeur freelance

Julien a démarré son activité de développement web en auto-entrepreneur en janvier 2024 avec un premier contrat à 2 500 euros par mois. Durant les six premiers mois, ce statut lui a permis de tester son marché sans prendre de risque financier. En juillet 2024, son chiffre d'affaires a atteint 25 000 euros et ses charges matérielles ont augmenté avec l'achat d'un ordinateur à 3 000 euros, des licences logicielles à 150 euros par mois et une formation à 2 000 euros. Il a calculé qu'en restant auto-entrepreneur, il paierait des cotisations sur l'intégralité de son chiffre d'affaires sans déduire ces 8 800 euros de charges. En septembre 2024, il a créé sa SASU et optimisé immédiatement sa situation fiscale en déduisant toutes ses charges professionnelles.

Cas de Sophie, graphiste indépendante

Sophie travaille comme graphiste depuis cinq ans en micro-entreprise avec un chiffre d'affaires stable autour de 35 000 euros par an. Elle travaille depuis son domicile, utilise des logiciels en abonnement pour 100 euros par mois et n'a quasiment aucune autre charge professionnelle. Après simulation avec un expert-comptable, elle a constaté que la SASU lui coûterait 2 000 euros de frais comptables annuels sans lui apporter d'avantage fiscal significatif. Elle a choisi de rester en auto-entrepreneur, ce qui correspond parfaitement à son modèle économique sobre et sa volonté de simplicité administrative.

Cas de Marc, consultant en transformation digitale

Marc a travaillé dix ans en entreprise avant de se lancer comme consultant en transformation digitale. Dès le départ, il a créé une SASU car il visait des contrats avec de grandes entreprises qui exigent des garanties juridiques solides. Son premier contrat de 8 000 euros par mois nécessitait une assurance responsabilité civile professionnelle avec des garanties élevées et la capacité de facturer une structure société. La SASU lui a également permis de constituer progressivement une trésorerie d'entreprise pour lisser ses revenus et faire face aux périodes d'intercontrat. Après deux ans d'activité, il a fait entrer un associé investisseur qui a apporté 50 000 euros au capital pour financer le développement commercial.

Questions fréquentes sur le choix entre SASU et auto-entrepreneur

Peut-on passer de l'auto-entrepreneur à la SASU facilement ?

Oui, la transition reste relativement simple mais nécessite une anticipation. Vous devez d'abord créer votre SASU avec immatriculation au registre du commerce, puis radier votre auto-entreprise. L'opération peut s'effectuer le même jour pour assurer une continuité. Vous devrez informer vos clients du changement de structure juridique et émettre vos nouvelles factures au nom de la société. Les contrats en cours peuvent être transférés à la SASU par cession ou novation. La principale difficulté réside dans la gestion de la période de transition et la mise en place de la comptabilité société.

Est-ce obligatoire d'avoir un comptable en SASU ?

Légalement, non, mais dans les faits, c'est fortement recommandé. La tenue d'une comptabilité société exige des compétences techniques spécifiques : plan comptable, écritures de bilan, déclarations fiscales, liasse fiscale annuelle. Les erreurs comptables peuvent coûter très cher en redressement fiscal ou en sanctions. Un expert-comptable facture généralement entre 1 200 et 3 000 euros par an selon le volume d'opérations, ce qui reste un investissement rentable au regard du temps gagné et des risques évités. Certaines plateformes en ligne proposent des services comptables à partir de 80 euros par mois.

Que se passe-t-il si je dépasse les plafonds de la micro-entreprise ?

Si vous dépassez les seuils de chiffre d'affaires deux années consécutives, vous basculez automatiquement au régime réel d'imposition dès le premier janvier de l'année suivante. Ce basculement vous fait perdre les avantages de la micro-entreprise sans pour autant créer une société. Vous restez entrepreneur individuel mais avec des obligations comptables complètes. Dans cette situation, la création d'une SASU devient souvent préférable car elle offre une meilleure protection du patrimoine personnel et davantage de souplesse fiscale. Anticipez ce basculement en créant votre société avant d'atteindre les plafonds.

Peut-on créer une SASU sans chiffre d'affaires immédiat ?

Tout à fait. Vous pouvez immatriculer votre SASU plusieurs mois avant de commencer votre activité commerciale. Cette anticipation permet de préparer sereinement les aspects administratifs, d'ouvrir un compte bancaire professionnel, de souscrire les assurances nécessaires et de mettre en place la comptabilité. Attention toutefois aux frais fixes qui courent même sans activité : cotisations minimales, frais bancaires, éventuels frais comptables. Si votre activité tarde à démarrer, ces charges peuvent peser lourd sur votre trésorerie personnelle.

La SASU coûte-t-elle vraiment plus cher que l'auto-entrepreneur ?

Les frais fixes de la SASU sont effectivement plus élevés : expert-comptable, annonces légales, dépôt des comptes, assurances. On estime entre 2 000 et 4 000 euros par an ces coûts incompressibles. Cependant, dès que votre chiffre d'affaires et vos charges justifient la déduction fiscale, l'économie d'impôt compense largement ces frais. La question n'est donc pas "quel statut coûte le moins cher ?" mais "quel statut est le plus rentable pour mon modèle économique ?". Un calcul personnalisé avec simulation fiscale et sociale s'impose pour comparer objectivement.

Est-ce grave de se tromper de statut au démarrage ?

Une erreur de statut n'est jamais dramatique car vous pouvez toujours évoluer par la suite. Toutefois, chaque changement génère des frais, des formalités et une perte de temps. Commencer en SASU alors que l'auto-entrepreneur aurait suffi vous fait perdre de l'argent en frais inutiles. Rester en micro-entreprise alors que la SASU serait plus avantageuse vous fait payer trop d'impôts et de cotisations. L'impact financier d'une mauvaise décision peut représenter plusieurs milliers d'euros par an. Prenez le temps d'analyser votre situation avant de choisir, idéalement avec l'aide d'un conseiller spécialisé.

Peut-on avoir une SASU et être auto-entrepreneur en parallèle ?

Techniquement oui, mais cette situation reste rare et complexe à gérer. Vous pouvez exercer une activité en SASU et une autre activité totalement distincte en auto-entrepreneur, à condition qu'il n'y ait aucune concurrence ou confusion entre les deux. Par exemple, être consultant en SASU et vendre des créations artisanales en auto-entrepreneur. Attention aux règles de cumul des cotisations sociales et à la cohérence de votre situation vis-à-vis de l'URSSAF et des impôts. Cette configuration nécessite une vigilance administrative accrue.

Comment savoir si mon activité justifie le passage en SASU ?

Plusieurs signaux indiquent qu'il est temps de passer en SASU : vous approchez régulièrement des plafonds de la micro-entreprise, vos charges professionnelles dépassent 20% de votre chiffre d'affaires, vous avez besoin de crédibilité pour décrocher des contrats importants, vous souhaitez protéger votre patrimoine personnel, vous envisagez d'embaucher ou de faire entrer des associés. Une simulation comparative avec un expert-comptable permet de chiffrer précisément le gain financier potentiel et de décider objectivement.

Les clients paient-ils différemment selon que je sois auto-entrepreneur ou SASU ?

Non, vos clients règlent vos factures de la même manière quel que soit votre statut. La différence se situe dans la facturation : en auto-entrepreneur, vous facturez en votre nom propre avec mention "TVA non applicable, article 293 B du CGI" si vous bénéficiez de la franchise en base. En SASU, vous facturez au nom de votre société avec un numéro de TVA intracommunautaire si vous êtes assujetti à la TVA. Les modalités de paiement restent identiques : virement, chèque, espèces dans la limite légale.

Faut-il forcément se verser un salaire en SASU ?

Non, le président de SASU peut tout à fait ne pas se rémunérer, notamment en phase de démarrage. L'absence de rémunération signifie absence de cotisations sociales, ce qui peut soulager la trésorerie. Attention toutefois : sans rémunération, vous ne validez aucun trimestre de retraite et ne bénéficiez d'aucune protection sociale. Si l'entreprise génère des bénéfices, vous pouvez les distribuer sous forme de dividendes soumis à la flat tax de 30% plutôt qu'à des cotisations sociales élevées. Cette stratégie d'optimisation doit être discutée avec un expert-comptable.

Combien de temps faut-il pour créer une SASU ?

Les formalités administratives prennent généralement entre une et deux semaines. Vous devez rédiger les statuts, déposer le capital social à la banque, publier une annonce légale, constituer le dossier d'immatriculation et l'envoyer au guichet unique. Une fois le dossier complet transmis, le délai d'immatriculation varie de quelques jours à deux semaines selon la charge de travail du greffe. Avec un accompagnement juridique en ligne, le processus s'accélère et vous recevez votre Kbis rapidement.

L'auto-entrepreneur peut-il embaucher des salariés ?

Oui, l'auto-entrepreneur peut tout à fait embaucher des salariés. Cependant, cette démarche reste peu courante car elle complexifie considérablement la gestion administrative du statut. L'auto-entrepreneur devient employeur et doit accomplir toutes les obligations sociales : déclaration préalable à l'embauche, contrat de travail, bulletins de salaire, cotisations patronales, médecine du travail. Cette charge administrative va à l'encontre de la simplicité recherchée en micro-entreprise. Dans cette situation, la création d'une SASU devient généralement plus cohérente.

Puis-je facturer à l'international en auto-entrepreneur ?

Absolument. L'auto-entrepreneur peut facturer des clients partout dans le monde. Pour les clients hors de France, les règles de TVA varient selon leur localisation : pas de TVA pour les clients hors Union européenne, TVA auto-liquidée pour les clients professionnels dans l'UE. Vous devez respecter les règles de facturation internationale et déclarer vos échanges de biens et services intracommunautaires dès que vous dépassez certains seuils. La SASU offre les mêmes possibilités avec une image potentiellement plus professionnelle pour certains marchés étrangers.

Les deux statuts permettent-ils de récupérer la TVA ?

En auto-entrepreneur, vous bénéficiez généralement de la franchise en base de TVA tant que votre chiffre d'affaires reste sous les seuils : 91 900 euros pour les activités de vente, 36 800 euros pour les prestations de services. Vous ne facturez pas la TVA à vos clients mais ne pouvez pas non plus récupérer la TVA sur vos achats. En SASU, vous êtes assujetti à la TVA dès le premier euro, vous facturez la TVA à vos clients et récupérez la TVA sur toutes vos dépenses professionnelles. Si vous avez des investissements importants, la récupération de TVA en SASU constitue un avantage financier immédiat.

En résumé : les points clés pour choisir

Le choix entre SASU et auto-entrepreneur repose sur une analyse personnalisée de votre situation, mais quelques principes généraux se dégagent. Privilégiez l'auto-entrepreneur si vous démarrez une activité avec peu de charges, un chiffre d'affaires prévu sous les plafonds, un besoin de simplicité administrative et aucune volonté d'embaucher ou de faire entrer des associés. Optez pour la SASU si votre chiffre d'affaires approche ou dépasse les seuils, si vous avez des charges professionnelles importantes à déduire, si vous recherchez une meilleure protection sociale, si vous avez besoin de crédibilité commerciale ou si vous envisagez de développer une structure pérenne avec des investisseurs. Beaucoup d'entrepreneurs suivent un parcours logique : démarrage en micro-entreprise pour valider le marché, puis basculement en SASU quand le développement le justifie. Cette progression permet de limiter les risques au départ tout en construisant une structure solide pour la croissance.

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