La promesse d’embauche est une étape clé entre le recrutement et le contrat de travail, avec une vraie portée juridique et des conséquences en cas de rétractation. Pour sécuriser l’employeur comme le futur salarié, mieux vaut utiliser un document clair, complet, et conforme au Code du travail, plutôt qu’un simple mail improvisé.
Dans cette introduction, vous découvrirez à quoi sert une promesse d’embauche, quelles mentions y faire figurer et comment éviter les erreurs les plus fréquentes. Et pour vous faire gagner du temps, nous mettons en avant notre modèle de promesse d’embauche à télécharger, prêt à personnaliser et à utiliser immédiatement pour formaliser en toute sérénité votre promesse d’embauche.
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En 2026, la promesse d’embauche reste un outil puissant pour sécuriser un recrutement avant la signature du contrat de travail. Bien utilisée, elle rassure le candidat, verrouille l’accord et limite les risques de désistement de dernière minute. Mais elle engage aussi fortement l’employeur, car la promesse unilatérale de contrat de travail est considérée comme un véritable contrat de travail dès son acceptation par le candidat.
La promesse d’embauche est particulièrement utile lorsque :
Dans ces situations, une simple parole ou un email vague ne suffisent pas. Une promesse d’embauche claire, datée et signée permet de sécuriser juridiquement la future collaboration et de prouver l’engagement en cas de litige.
Depuis la réforme du droit des contrats et la jurisprudence de la Cour de cassation, il faut distinguer :
Concrètement, l’offre est encore au stade de la proposition, alors que la promesse d’embauche place déjà l’employeur dans une logique de contrat formé dès l’acceptation du bénéficiaire.
Le Code du travail ne définit pas directement la promesse d’embauche. Ce sont le Code civil (articles 1114 et 1124 sur l’offre et la promesse unilatérale) et surtout la jurisprudence sociale qui encadrent le sujet.
Les arrêts de la Cour de cassation du 21 septembre 2017 ont marqué un tournant : ils ont clairement distingué l’offre de contrat de travail de la promesse unilatérale, en appliquant les nouvelles règles du droit des obligations aux relations de travail. Depuis, les juridictions prud’homales et d’appel s’appuient sur cette grille de lecture pour qualifier les écrits d’embauche et déterminer les conséquences d’une rétractation.
En pratique, en 2026, une promesse d’embauche valable doit donc :
Si ces conditions sont réunies, l’employeur ne peut plus se désengager sans assumer les conséquences d’une rupture assimilée à un licenciement injustifié, avec indemnisation possible devant le conseil de prud’hommes.
Une promesse d’embauche valable en France doit ressembler le plus possible à un « mini contrat de travail ». Plus elle est précise, plus elle sécurise l’employeur et le candidat, notamment depuis la distinction entre simple offre de contrat et promesse unilatérale de contrat de travail posée par la Cour de cassation en 2017.
Le Code du travail ne dresse pas de liste officielle de mentions obligatoires pour la promesse d’embauche. En pratique, pour qu’elle soit sérieuse, exploitable en cas de litige et proche d’un véritable engagement, il est fortement recommandé d’y faire figurer au minimum :
On ajoute en général un délai de réponse laissé au candidat et une formule claire indiquant que l’employeur s’engage à conclure le contrat si le salarié accepte dans ce délai. C’est ce qui rapproche le document d’une véritable promesse unilatérale de contrat de travail, donc d’un engagement fort.
Le contenu de la promesse d’embauche doit coller au futur contrat :
Adapter ces éléments montre que la promesse d’embauche n’est pas un simple courrier d’intention, mais bien la préfiguration du contrat à venir.
Depuis la réforme du droit des contrats et la jurisprudence de 2017, il est crucial de fixer un délai de validité de la promesse d’embauche.
En pratique, on prévoit par exemple :
Pendant ce délai, si le document est rédigé comme une véritable promesse unilatérale, l’employeur est engagé et ne peut pas se rétracter sans risquer d’être considéré comme ayant rompu un contrat déjà formé.
Pour les modalités d’envoi, le plus sécurisant reste :
Ces précautions donnent à la promesse d’embauche une vraie valeur probante et limitent les risques de contestation devant les prud’hommes.
Pour qu’une promesse d’embauche soit solide, il faut d’abord bien identifier les deux parties. Commencez par les informations sur l’employeur :
Pour le futur salarié, indiquez clairement :
Ces éléments paraissent basiques, mais un oubli peut compliquer la preuve du lien entre l’entreprise, la personne visée et la promesse d’embauche en cas de litige. Mieux vaut donc être précis dès le début du document.
Le cœur de la promesse d’embauche, ce sont les conditions essentielles du futur contrat de travail. Pour sécuriser tout le monde, formulez-les de manière simple et sans ambiguïté :
Plus ces points sont clairs, moins il y a de place pour les malentendus. Une promesse d’embauche bien rédigée doit permettre, en pratique, de passer très facilement au contrat de travail définitif.
La promesse d’embauche peut déjà intégrer certaines clauses clés du futur contrat. Cela permet d’aligner les attentes dès le départ :
L’objectif n’est pas de tout verrouiller comme dans un contrat complet, mais de poser clairement les règles du jeu sur les points qui comptent vraiment pour l’employeur comme pour le futur salarié.
Un bon modèle de promesse d’embauche vous fait gagner un temps fou et limite les risques de litige. En 2026, l’enjeu n’est plus seulement de “faire joli”, mais d’avoir un document clair, complet et facilement réutilisable, quel que soit le type de poste.
Le format Word est idéal pour préparer une promesse d’embauche sur mesure. Vous pouvez adapter rapidement :
Un bon modèle Word de promesse d’embauche reprend déjà toutes les mentions essentielles recommandées par les fiches officielles et la pratique des juristes : identité des parties, poste, lieu de travail, durée du travail, salaire, délai de réponse du candidat.
Vous n’avez plus qu’à remplacer les champs pré-remplis par vos informations, relire, puis enregistrer la version finale.
Une fois la promesse d’embauche complétée et validée, la convertir en PDF permet de figer le contenu. Le PDF :
En pratique, beaucoup d’employeurs rédigent la promesse d’embauche en Word, puis envoient au candidat la version PDF pour signature, ce qui sécurise l’engagement de chacun.
En résumé, utilisez :
L’idéal en 2026 est donc de combiner les deux : un modèle de promesse d’embauche 100 % éditable en Word, puis une exportation en PDF dès que le contenu est validé, afin d’envoyer un document propre, stable et juridiquement sécurisant pour les deux parties.
Pour bien utiliser un modèle Word de promesse d’embauche, l’idéal est de suivre un petit rituel, toujours dans le même ordre. Cela évite les oublis et les incohérences.
Promesse-embauche_Dupont_CDI.docx). Ainsi, le modèle d’origine reste intact pour les prochains recrutements.[POSTE], [DATE D’ENTRÉE], [RÉMUNÉRATION]) par vos informations concrètes. Prenez le temps de relire chaque paragraphe pour vérifier qu’aucun crochet ou texte générique ne reste.
Un bon modèle Word de promesse d’embauche doit être modulable. L’idée est de partir d’une base commune, puis d’ajuster quelques blocs de texte selon le type de contrat.
Dans votre modèle Word, vous pouvez prévoir des sections optionnelles à cocher ou à supprimer selon le cas. L’important est de ne jamais laisser coexister des mentions contradictoires (par exemple une phrase typique de CDD dans une promesse d’embauche pour un CDI).
Un modèle de promesse d’embauche n’a pas besoin d’être froid et impersonnel. Vous pouvez tout à fait adopter un ton chaleureux, tout en respectant les exigences du droit du travail.
Commencez par garder les mentions juridiques clés dans un style neutre et précis : intitulé du poste, rémunération, durée du travail, type de contrat, lieu de travail, date d’entrée, période d’essai. Ces éléments doivent rester factuels, sans tournures ambiguës.
Autour de ce “noyau dur”, vous pouvez personnaliser :
La règle d’or : tout ce qui touche aux conditions essentielles de la promesse d’embauche doit rester clair, précis et vérifiable. La personnalisation doit se concentrer sur la forme, jamais sur le contenu juridique de fond. Ainsi, votre modèle Word reste à la fois humain, professionnel et conforme au droit du travail.
Une promesse d’embauche mal rédigée peut se retourner contre vous en cas de litige. Les juges vérifient d’abord si le document contient bien les éléments essentiels du futur contrat de travail : emploi (intitulé et qualification), rémunération, date d’entrée en fonction. Sans ces trois mentions, il sera difficile de démontrer qu’il s’agissait d’une véritable promesse unilatérale de contrat de travail et non d’une simple discussion informelle.
D’autres oublis créent aussi de l’insécurité juridique :
En pratique, plus la promesse d’embauche ressemble à un contrat de travail complet, plus elle sera solide devant les prud’hommes. À l’inverse, un document trop vague sera facilement contesté.
Même avec les bonnes mentions, certaines tournures peuvent tout faire basculer. Depuis les arrêts de la Cour de cassation du 21 septembre 2017, la frontière est nette entre offre de contrat de travail et promesse unilatérale de contrat de travail.
Des expressions comme « nous envisageons de vous recruter », « sous réserve de validation définitive », « projet d’embauche » orientent le document vers une simple offre ou même une simple intention, plus facile à retirer. À l’inverse, une formule claire du type « nous vous accordons le droit d’opter pour la conclusion d’un contrat de travail aux conditions suivantes… » s’apparente à une promesse unilatérale, qui vaudra contrat dès acceptation du candidat.
L’ambiguïté peut donc coûter cher : l’employeur croit pouvoir se rétracter, le candidat pense être déjà embauché… et le conflit finit devant les prud’hommes.
Bonne nouvelle : en droit français, la promesse d’embauche n’a pas à être obligatoirement écrite pour exister. Une promesse orale, un SMS ou un simple email peuvent suffire à engager l’employeur, si les éléments essentiels du contrat y figurent clairement.
Mais c’est précisément là que le risque explose :
En pratique, il est donc fortement recommandé de :
Cette rigueur évite les malentendus, sécurise les deux parties et limite fortement le risque de contentieux prud’homal.
Une fois la promesse d’embauche envoyée et acceptée par le candidat, l’employeur est en principe engagé comme s’il avait conclu un véritable contrat de travail. En cas de rétractation unilatérale, le risque majeur est la condamnation à verser des dommages et intérêts au futur salarié.
Les juges apprécient alors le préjudice subi : perte d’une opportunité professionnelle, démission d’un précédent emploi, déménagement engagé, frais déjà exposés, etc. Plus le candidat a modifié sa situation en confiance, plus l’indemnisation peut être élevée.
Dans certains cas, la rupture peut être analysée comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse, surtout si la promesse d’embauche contient tous les éléments essentiels du contrat (emploi, rémunération, date d’entrée, lieu de travail). L’employeur doit donc éviter les promesses “impulsives” ou trop rapides, sans validation interne préalable.
Le candidat n’est pas libre de se désister sans conséquence dès lors qu’il a accepté clairement la promesse d’embauche. En se rétractant, il peut engager sa responsabilité civile et être condamné à indemniser l’employeur, par exemple si ce dernier a déjà renoncé à un autre candidat, engagé des frais de recrutement ou d’intégration.
En pratique, les employeurs saisissent moins souvent les tribunaux contre un candidat, mais le risque existe, surtout pour des postes stratégiques ou des recrutements coûteux. Rompre sans explication, à la dernière minute, peut aussi nuire à sa réputation professionnelle.
Pour limiter les risques de rupture conflictuelle, quelques réflexes simples font toute la différence :
En résumé, plus la promesse d’embauche est précise, datée, signée et documentée, plus elle protège les deux parties… et moins la rupture, si elle survient, risque de se transformer en véritable contentieux.
En 2026, vous avez trois grands modes d’envoi pour une promesse d’embauche, chacun avec ses avantages.
La lettre recommandée avec avis de réception reste la valeur sûre. Elle permet de dater précisément l’envoi et la réception, ce qui est très utile en cas de litige sur la durée de validité ou la rétractation. C’est la solution la plus classique pour une promesse d’embauche importante (cadre, poste stratégique, mobilité géographique…).
La remise en main propre contre décharge est tout aussi solide, à condition d’être bien faite. Il faut faire signer au candidat un double de la promesse d’embauche avec la mention « remis en main propre le … ». C’est idéal lorsque les parties se rencontrent physiquement, par exemple à l’issue d’un entretien final.
La signature électronique est désormais largement admise, à condition d’utiliser une solution sérieuse qui permet d’identifier clairement les signataires et de dater la signature. L’avantage est énorme pour les recrutements à distance : rapidité, traçabilité, moins de papier. Veillez simplement à conserver le certificat ou le journal de signature fourni par la plateforme.
En pratique, choisissez :
Une promesse d’embauche n’a de valeur que si vous pouvez la prouver. Il est donc essentiel de garder un petit « dossier » complet, côté employeur comme côté candidat.
Conservez au minimum :
Idéalement, archivez ces éléments dans un dossier numérique unique, clairement nommé (par exemple « Promesse d’embauche – Nom Prénom – Date »), accessible au service RH et sécurisé. Le candidat a tout intérêt à faire la même chose de son côté, en sauvegardant les documents sur un support fiable et non uniquement dans sa boîte mail.
La promesse d’embauche ne doit pas s’éterniser. Elle a vocation à être remplacée rapidement par un contrat de travail écrit, surtout pour un CDI ou un CDD.
En pratique, il est judicieux de :
Si des éléments doivent évoluer entre la promesse et le contrat (par exemple une légère modification de la rémunération variable ou des modalités de télétravail), mieux vaut :
Dès que le contrat de travail est signé par les deux parties, c’est lui qui devient la référence juridique principale. La promesse d’embauche peut alors être archivée comme document préparatoire, mais elle reste utile en cas de contestation sur la phase de recrutement ou sur les engagements pris avant l’embauche.
Télécharger notre modèle de promesse d'embauche ci dessous
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