AccueilArrow iconBlogArrow icon
Gestion de l’entreprise

Promesse d'embauche modèle Word PDF gratuit à télécharger 2026

03.01.2026
Par
Arthur Lambert
Nos articles vous aident à simplifier la gestion de votre entreprise et gagner du temps.

La promesse d’embauche est une étape clé entre le recrutement et le contrat de travail, avec une vraie portée juridique et des conséquences en cas de rétractation. Pour sécuriser l’employeur comme le futur salarié, mieux vaut utiliser un document clair, complet, et conforme au Code du travail, plutôt qu’un simple mail improvisé.

Dans cette introduction, vous découvrirez à quoi sert une promesse d’embauche, quelles mentions y faire figurer et comment éviter les erreurs les plus fréquentes. Et pour vous faire gagner du temps, nous mettons en avant notre modèle de promesse d’embauche à télécharger, prêt à personnaliser et à utiliser immédiatement pour formaliser en toute sérénité votre promesse d’embauche.

Découvrez notre modèle de promesse d'embauche à remplir gratuitement

Pourquoi faire une promesse d’embauche en 2026 (et quand l’utiliser vraiment ?)

En 2026, la promesse d’embauche reste un outil puissant pour sécuriser un recrutement avant la signature du contrat de travail. Bien utilisée, elle rassure le candidat, verrouille l’accord et limite les risques de désistement de dernière minute. Mais elle engage aussi fortement l’employeur, car la promesse unilatérale de contrat de travail est considérée comme un véritable contrat de travail dès son acceptation par le candidat.

Dans quels cas une promesse d’embauche est indispensable ?

La promesse d’embauche est particulièrement utile lorsque :

  • le candidat doit démissionner de son poste actuel et veut une garantie écrite avant de prendre ce risque
  • la prise de poste est différée (par exemple dans plusieurs mois, après un préavis long ou une fin de formation)
  • l’entreprise attend encore certaines formalités administratives (visa, autorisation, validation budgétaire) mais souhaite déjà s’engager
  • le poste est stratégique et l’employeur veut s’assurer que le candidat ne partira pas chez un concurrent entre l’accord verbal et la signature du contrat.

Dans ces situations, une simple parole ou un email vague ne suffisent pas. Une promesse d’embauche claire, datée et signée permet de sécuriser juridiquement la future collaboration et de prouver l’engagement en cas de litige.

Promesse d’embauche ou simple offre d’emploi : quelle différence concrète ?

Depuis la réforme du droit des contrats et la jurisprudence de la Cour de cassation, il faut distinguer :

  • L’offre de contrat de travail : c’est une proposition d’embauche qui précise l’emploi, la rémunération et la date d’entrée en fonction, mais que l’employeur peut encore retirer tant qu’elle n’est pas acceptée, sous réserve de ne pas abuser (délai raisonnable, absence de faute). La rétractation empêche la formation du contrat, mais peut entraîner des dommages et intérêts si elle cause un préjudice au candidat.
  • La promesse unilatérale de contrat de travail (promesse d’embauche) : ici, l’employeur accorde au candidat un véritable droit d’option. Tous les éléments essentiels du contrat sont fixés et, si le candidat accepte dans le délai prévu, le contrat de travail est réputé conclu. La rupture unilatérale par l’employeur après acceptation est alors assimilée à un licenciement sans cause réelle et sérieuse.

Concrètement, l’offre est encore au stade de la proposition, alors que la promesse d’embauche place déjà l’employeur dans une logique de contrat formé dès l’acceptation du bénéficiaire.

Ce que dit le Code du travail et la jurisprudence récente

Le Code du travail ne définit pas directement la promesse d’embauche. Ce sont le Code civil (articles 1114 et 1124 sur l’offre et la promesse unilatérale) et surtout la jurisprudence sociale qui encadrent le sujet.

Les arrêts de la Cour de cassation du 21 septembre 2017 ont marqué un tournant : ils ont clairement distingué l’offre de contrat de travail de la promesse unilatérale, en appliquant les nouvelles règles du droit des obligations aux relations de travail. Depuis, les juridictions prud’homales et d’appel s’appuient sur cette grille de lecture pour qualifier les écrits d’embauche et déterminer les conséquences d’une rétractation.

En pratique, en 2026, une promesse d’embauche valable doit donc :

  • contenir les éléments essentiels du futur contrat (emploi, rémunération, date d’entrée au minimum)
  • laisser au candidat un délai d’acceptation
  • exprimer clairement la volonté de l’employeur d’être lié en cas d’acceptation.

Si ces conditions sont réunies, l’employeur ne peut plus se désengager sans assumer les conséquences d’une rupture assimilée à un licenciement injustifié, avec indemnisation possible devant le conseil de prud’hommes.

Que doit contenir une promesse d’embauche valable en France ?

Une promesse d’embauche valable en France doit ressembler le plus possible à un « mini contrat de travail ». Plus elle est précise, plus elle sécurise l’employeur et le candidat, notamment depuis la distinction entre simple offre de contrat et promesse unilatérale de contrat de travail posée par la Cour de cassation en 2017.

Mentions obligatoires pour éviter la nullité du document

Le Code du travail ne dresse pas de liste officielle de mentions obligatoires pour la promesse d’embauche. En pratique, pour qu’elle soit sérieuse, exploitable en cas de litige et proche d’un véritable engagement, il est fortement recommandé d’y faire figurer au minimum :

  • L’identité de l’employeur (dénomination sociale, adresse du siège, éventuellement SIRET)
  • L’identité du futur salarié (nom, prénom, adresse)
  • L’intitulé du poste et une brève description des fonctions
  • Le type de contrat envisagé (CDI, CDD, alternance, temps partiel…)
  • La date d’entrée en fonction envisagée
  • La rémunération (montant, périodicité, éventuelle part variable et avantages)
  • La durée du travail (temps plein / partiel, nombre d’heures hebdomadaires)
  • Le lieu de travail principal

On ajoute en général un délai de réponse laissé au candidat et une formule claire indiquant que l’employeur s’engage à conclure le contrat si le salarié accepte dans ce délai. C’est ce qui rapproche le document d’une véritable promesse unilatérale de contrat de travail, donc d’un engagement fort.

Éléments à adapter selon CDI, CDD, alternance ou temps partiel

Le contenu de la promesse d’embauche doit coller au futur contrat :

  • Pour un CDI Précisez la nature « à durée indéterminée », le statut (cadre, ETAM, employé…), la convention collective applicable et, si possible, la classification.
  • Pour un CDD Ajoutez la motivation du recours (remplacement, surcroît d’activité, emploi saisonnier…), la date de fin ou la durée minimale, ainsi que la période d’essai envisagée. Ces éléments sont essentiels, car ils sont strictement encadrés par la loi.
  • Pour un contrat d’alternance (apprentissage ou professionnalisation) Mentionnez le type de contrat, le diplôme préparé, la durée de l’alternance, le rythme école/entreprise et la rémunération spécifique liée à l’âge et à l’année de formation.
  • Pour un temps partiel Indiquez clairement la durée hebdomadaire ou mensuelle de travail, la répartition indicative des horaires et, si besoin, les possibilités de modification. Cela évite les contestations ultérieures sur le volume d’heures.

Adapter ces éléments montre que la promesse d’embauche n’est pas un simple courrier d’intention, mais bien la préfiguration du contrat à venir.

Durée de validité, délai de réponse et modalités d’envoi

Depuis la réforme du droit des contrats et la jurisprudence de 2017, il est crucial de fixer un délai de validité de la promesse d’embauche.

En pratique, on prévoit par exemple :

  • un délai de réponse clair (par exemple « jusqu’au 15 février 2026 inclus »)
  • la forme de l’acceptation (signature manuscrite sur l’exemplaire retourné, réponse écrite scannée, signature électronique…)

Pendant ce délai, si le document est rédigé comme une véritable promesse unilatérale, l’employeur est engagé et ne peut pas se rétracter sans risquer d’être considéré comme ayant rompu un contrat déjà formé.

Pour les modalités d’envoi, le plus sécurisant reste :

  • l’envoi en lettre recommandée avec accusé de réception, ou
  • la remise en main propre contre décharge, ou
  • une signature électronique via une solution fiable, qui permet de dater précisément l’envoi et l’acceptation.

Ces précautions donnent à la promesse d’embauche une vraie valeur probante et limitent les risques de contestation devant les prud’hommes.

Comment rédiger une promesse d’embauche étape par étape ?

Les informations sur l’entreprise et le futur salarié à ne pas oublier

Pour qu’une promesse d’embauche soit solide, il faut d’abord bien identifier les deux parties. Commencez par les informations sur l’employeur :

  • dénomination sociale complète de l’entreprise ;
  • forme juridique (SARL, SAS, association, etc.) ;
  • adresse du siège ou de l’établissement d’affectation ;
  • numéro d’immatriculation (SIRET) et éventuellement code APE ;
  • nom, prénom et fonction du signataire habilité (gérant, président, DRH…).

Pour le futur salarié, indiquez clairement :

  • nom, prénom, adresse personnelle ;
  • éventuellement date et lieu de naissance pour éviter toute confusion d’identité ;
  • coordonnées de contact (email, téléphone) pour l’envoi et le retour de la promesse.

Ces éléments paraissent basiques, mais un oubli peut compliquer la preuve du lien entre l’entreprise, la personne visée et la promesse d’embauche en cas de litige. Mieux vaut donc être précis dès le début du document.

Formuler clairement le poste, la rémunération et la date d’entrée

Le cœur de la promesse d’embauche, ce sont les conditions essentielles du futur contrat de travail. Pour sécuriser tout le monde, formulez-les de manière simple et sans ambiguïté :

  • Le poste : intitulé exact de la fonction, statut (cadre / non-cadre), service ou département, lieu principal de travail. Ajoutez, en quelques lignes, les missions principales pour que le salarié sache concrètement à quoi s’attendre.
  • La rémunération : précisez le salaire brut (mensuel ou annuel), la base horaire (35 h, temps partiel…), ainsi que les compléments prévus : primes, variable, avantages en nature, 13ᵉ mois, etc. Indiquez si certains éléments sont conditionnels (objectifs, résultats…).
  • La date d’entrée en fonction : mentionnez une date précise (jour, mois, année). Si l’embauche dépend d’un événement (obtention d’un diplôme, fin de préavis, autorisation de travail), écrivez-le clairement et indiquez ce qui se passe si la condition n’est pas remplie.

Plus ces points sont clairs, moins il y a de place pour les malentendus. Une promesse d’embauche bien rédigée doit permettre, en pratique, de passer très facilement au contrat de travail définitif.

Clauses utiles à prévoir (période d’essai, mobilité, télétravail…)

La promesse d’embauche peut déjà intégrer certaines clauses clés du futur contrat. Cela permet d’aligner les attentes dès le départ :

  • Période d’essai : indiquez sa durée, les éventuels renouvellements possibles et la référence à la convention collective si elle prévoit des durées spécifiques.
  • Temps de travail et organisation : précisez si le poste est à temps plein ou partiel, les horaires de base, l’existence éventuelle d’un forfait jours, ou d’horaires variables.
  • Mobilité géographique : si une clause de mobilité est envisagée, mentionnez au moins le principe (zone géographique, conditions de mise en œuvre), même de façon synthétique.
  • Télétravail : si le poste prévoit du télétravail, indiquez le nombre de jours à distance, le lieu d’exécution (domicile, autre), et la possibilité d’un accord ou d’une charte qui viendra préciser les modalités.
  • Autres clauses sensibles : clause de non-concurrence, de confidentialité, d’exclusivité… Vous pouvez les annoncer dans la promesse d’embauche en précisant qu’elles seront détaillées dans le contrat de travail, afin que le candidat ne les découvre pas au dernier moment.

L’objectif n’est pas de tout verrouiller comme dans un contrat complet, mais de poser clairement les règles du jeu sur les points qui comptent vraiment pour l’employeur comme pour le futur salarié.

Notre modèle de promesse d’embauche 2026 à télécharger gratuitement !

Un bon modèle de promesse d’embauche vous fait gagner un temps fou et limite les risques de litige. En 2026, l’enjeu n’est plus seulement de “faire joli”, mais d’avoir un document clair, complet et facilement réutilisable, quel que soit le type de poste.

Modèle Word gratuit à personnaliser en quelques minutes

Le format Word est idéal pour préparer une promesse d’embauche sur mesure. Vous pouvez adapter rapidement :

  • l’intitulé du poste et la description des missions,
  • la rémunération (fixe, variable, primes),
  • la date d’entrée en fonction et, le cas échéant, la durée du contrat,
  • les clauses spécifiques (période d’essai, télétravail, mobilité, condition d’obtention d’un diplôme, etc.).

Un bon modèle Word de promesse d’embauche reprend déjà toutes les mentions essentielles recommandées par les fiches officielles et la pratique des juristes : identité des parties, poste, lieu de travail, durée du travail, salaire, délai de réponse du candidat.

Vous n’avez plus qu’à remplacer les champs pré-remplis par vos informations, relire, puis enregistrer la version finale.

Version PDF prête à envoyer après signature

Une fois la promesse d’embauche complétée et validée, la convertir en PDF permet de figer le contenu. Le PDF :

  • évite les modifications involontaires,
  • garantit une mise en page stable,
  • est parfaitement adapté à la signature électronique ou à l’envoi par email.

En pratique, beaucoup d’employeurs rédigent la promesse d’embauche en Word, puis envoient au candidat la version PDF pour signature, ce qui sécurise l’engagement de chacun.

Comment choisir entre version Word et PDF selon votre besoin

En résumé, utilisez :

  • Word pour la phase de préparation et de personnalisation de la promesse d’embauche, surtout si vous devez ajuster régulièrement vos modèles selon les postes, les filiales ou les types de contrat.
  • PDF pour la version “officielle” à transmettre au candidat, que ce soit par courrier électronique, signature électronique ou impression papier.

L’idéal en 2026 est donc de combiner les deux : un modèle de promesse d’embauche 100 % éditable en Word, puis une exportation en PDF dès que le contenu est validé, afin d’envoyer un document propre, stable et juridiquement sécurisant pour les deux parties.

Bien utiliser notre modèle Word de promesse d’embauche

Tutoriel rapide : remplir pas-à-pas le modèle avec vos données

Pour bien utiliser un modèle Word de promesse d’embauche, l’idéal est de suivre un petit rituel, toujours dans le même ordre. Cela évite les oublis et les incohérences.

  1. Ouvrir le modèle et le dupliquer Enregistrez immédiatement une copie au nom du candidat (par exemple : Promesse-embauche_Dupont_CDI.docx). Ainsi, le modèle d’origine reste intact pour les prochains recrutements.
  2. Compléter les informations de l’entreprise En haut du document, renseignez soigneusement :
    • la dénomination sociale complète
    • l’adresse du siège ou de l’établissement employeur
    • le numéro SIRET et éventuellement le code APE
    • le nom, le prénom et la fonction du signataire habilité Vérifiez que ces données sont cohérentes avec vos documents officiels.
  3. Renseigner l’identité du futur salarié Ajoutez : nom, prénom, adresse postale, éventuellement email et téléphone. Assurez-vous que l’orthographe correspond exactement à la pièce d’identité du candidat.
  4. Compléter les champs variables Dans le modèle Word, remplacez tous les champs entre crochets (par exemple [POSTE], [DATE D’ENTRÉE], [RÉMUNÉRATION]) par vos informations concrètes. Prenez le temps de relire chaque paragraphe pour vérifier qu’aucun crochet ou texte générique ne reste.
  5. Relire comme si c’était un contrat Même si la promesse d’embauche n’est pas encore le contrat de travail, traitez-la avec le même sérieux : orthographe, dates, montants, intitulé du poste, tout doit être clair et cohérent.
  6. Sauvegarder en Word… puis en PDF Conservez la version Word pour d’éventuelles modifications, et exportez une version PDF pour l’envoi et la signature, afin de figer le contenu.

Adapter le modèle pour un CDI, un CDD ou une alternance

Un bon modèle Word de promesse d’embauche doit être modulable. L’idée est de partir d’une base commune, puis d’ajuster quelques blocs de texte selon le type de contrat.

  • Pour un CDI Mettez l’accent sur :
    • la nature du contrat (CDI à temps plein ou temps partiel)
    • la durée de la période d’essai et ses éventuels renouvellements
    • la qualification et le statut (cadre / non-cadre, niveau de classification conventionnelle).
  • Pour un CDD Ajoutez ou adaptez :
    • la date de fin de contrat ou l’événement précis mettant fin au CDD
    • le motif de recours (remplacement, accroissement temporaire d’activité, emploi saisonnier, etc.)
    • la durée minimale si le terme est imprécis
    • la mention de l’indemnité de fin de contrat si elle est due.
  • Pour une alternance (apprentissage ou professionnalisation) Précisez :
    • le type de contrat (apprentissage / professionnalisation)
    • le diplôme ou le titre préparé
    • le rythme d’alternance (par exemple 3 jours en entreprise / 2 jours en centre de formation)
    • la rémunération conforme aux minima légaux applicables à l’alternance.

Dans votre modèle Word, vous pouvez prévoir des sections optionnelles à cocher ou à supprimer selon le cas. L’important est de ne jamais laisser coexister des mentions contradictoires (par exemple une phrase typique de CDD dans une promesse d’embauche pour un CDI).

Personnaliser le ton de la lettre tout en restant conforme au droit du travail

Un modèle de promesse d’embauche n’a pas besoin d’être froid et impersonnel. Vous pouvez tout à fait adopter un ton chaleureux, tout en respectant les exigences du droit du travail.

Commencez par garder les mentions juridiques clés dans un style neutre et précis : intitulé du poste, rémunération, durée du travail, type de contrat, lieu de travail, date d’entrée, période d’essai. Ces éléments doivent rester factuels, sans tournures ambiguës.

Autour de ce “noyau dur”, vous pouvez personnaliser :

  • Le paragraphe d’introduction Par exemple, rappeler brièvement le contexte du recrutement, remercier le candidat pour ses échanges, exprimer votre satisfaction à l’idée de l’accueillir dans l’équipe.
  • Le paragraphe de conclusion Vous pouvez inviter le candidat à vous contacter en cas de question, préciser que vous restez disponible pour préparer son arrivée, ou encore l’encourager à confirmer rapidement sa décision.
  • Quelques formules de politesse plus chaleureuses Sans tomber dans l’excès, un ton positif et motivant renforce l’engagement du futur salarié, tout en laissant intacte la solidité juridique du document.

La règle d’or : tout ce qui touche aux conditions essentielles de la promesse d’embauche doit rester clair, précis et vérifiable. La personnalisation doit se concentrer sur la forme, jamais sur le contenu juridique de fond. Ainsi, votre modèle Word reste à la fois humain, professionnel et conforme au droit du travail.

Erreurs fréquentes à éviter avec une promesse d’embauche

Mentions manquantes qui peuvent poser problème devant les prud’hommes

Une promesse d’embauche mal rédigée peut se retourner contre vous en cas de litige. Les juges vérifient d’abord si le document contient bien les éléments essentiels du futur contrat de travail : emploi (intitulé et qualification), rémunération, date d’entrée en fonction. Sans ces trois mentions, il sera difficile de démontrer qu’il s’agissait d’une véritable promesse unilatérale de contrat de travail et non d’une simple discussion informelle.

D’autres oublis créent aussi de l’insécurité juridique :

  • absence de lieu de travail ou de durée du travail,
  • silence sur la nature du contrat (CDI, CDD, alternance),
  • aucune indication sur une éventuelle période d’essai.

En pratique, plus la promesse d’embauche ressemble à un contrat de travail complet, plus elle sera solide devant les prud’hommes. À l’inverse, un document trop vague sera facilement contesté.

Formulations ambiguës qui fragilisent votre engagement

Même avec les bonnes mentions, certaines tournures peuvent tout faire basculer. Depuis les arrêts de la Cour de cassation du 21 septembre 2017, la frontière est nette entre offre de contrat de travail et promesse unilatérale de contrat de travail.

Des expressions comme « nous envisageons de vous recruter », « sous réserve de validation définitive », « projet d’embauche » orientent le document vers une simple offre ou même une simple intention, plus facile à retirer. À l’inverse, une formule claire du type « nous vous accordons le droit d’opter pour la conclusion d’un contrat de travail aux conditions suivantes… » s’apparente à une promesse unilatérale, qui vaudra contrat dès acceptation du candidat.

L’ambiguïté peut donc coûter cher : l’employeur croit pouvoir se rétracter, le candidat pense être déjà embauché… et le conflit finit devant les prud’hommes.

Promesse orale, email ou courrier : ce qu’il vaut mieux éviter en pratique

Bonne nouvelle : en droit français, la promesse d’embauche n’a pas à être obligatoirement écrite pour exister. Une promesse orale, un SMS ou un simple email peuvent suffire à engager l’employeur, si les éléments essentiels du contrat y figurent clairement.

Mais c’est précisément là que le risque explose :

  • une promesse orale est très difficile à prouver, sauf témoins ou enregistrements admis par le juge ;
  • un échange de mails ou de messages peut être interprété comme une offre, une négociation ou une promesse, selon les mots utilisés et le contexte ;
  • un document non daté ou sans délai de réponse complique l’analyse de la rétractation éventuelle.

En pratique, il est donc fortement recommandé de :

  • formaliser la promesse d’embauche dans un écrit daté, signé ou au moins clairement identifié,
  • éviter les formulations improvisées par téléphone ou messagerie instantanée,
  • réserver les échanges informels aux discussions préalables, puis envoyer une promesse structurée dès que la décision d’embaucher est prise.

Cette rigueur évite les malentendus, sécurise les deux parties et limite fortement le risque de contentieux prud’homal.

Promesse d’embauche : quels risques en cas de rupture ?

Que se passe-t-il si l’employeur se rétracte après l’envoi ?

Une fois la promesse d’embauche envoyée et acceptée par le candidat, l’employeur est en principe engagé comme s’il avait conclu un véritable contrat de travail. En cas de rétractation unilatérale, le risque majeur est la condamnation à verser des dommages et intérêts au futur salarié.

Les juges apprécient alors le préjudice subi : perte d’une opportunité professionnelle, démission d’un précédent emploi, déménagement engagé, frais déjà exposés, etc. Plus le candidat a modifié sa situation en confiance, plus l’indemnisation peut être élevée.

Dans certains cas, la rupture peut être analysée comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse, surtout si la promesse d’embauche contient tous les éléments essentiels du contrat (emploi, rémunération, date d’entrée, lieu de travail). L’employeur doit donc éviter les promesses “impulsives” ou trop rapides, sans validation interne préalable.

Que risque le candidat s’il change finalement d’avis ?

Le candidat n’est pas libre de se désister sans conséquence dès lors qu’il a accepté clairement la promesse d’embauche. En se rétractant, il peut engager sa responsabilité civile et être condamné à indemniser l’employeur, par exemple si ce dernier a déjà renoncé à un autre candidat, engagé des frais de recrutement ou d’intégration.

En pratique, les employeurs saisissent moins souvent les tribunaux contre un candidat, mais le risque existe, surtout pour des postes stratégiques ou des recrutements coûteux. Rompre sans explication, à la dernière minute, peut aussi nuire à sa réputation professionnelle.

Bonnes pratiques pour sécuriser les deux parties dès le départ

Pour limiter les risques de rupture conflictuelle, quelques réflexes simples font toute la différence :

  • Rédiger une promesse d’embauche claire et complète, avec poste, rémunération, date d’entrée, lieu de travail, type de contrat et éventuelle période d’essai.
  • Préciser les conditions éventuelles (obtention d’un diplôme, validation d’une autorisation de travail, accord d’un client, etc.) et les formuler de manière explicite.
  • Fixer un délai de réponse raisonnable et demander une acceptation écrite du candidat (signature, retour par email ou signature électronique).
  • Échanger en toute transparence : si un doute sérieux apparaît côté employeur ou côté candidat, en parler rapidement plutôt que laisser la situation se figer.

En résumé, plus la promesse d’embauche est précise, datée, signée et documentée, plus elle protège les deux parties… et moins la rupture, si elle survient, risque de se transformer en véritable contentieux.

Conseils pratiques pour envoyer, signer et archiver votre promesse d’embauche

Lettre recommandée, remise en main propre ou signature électronique ?

En 2026, vous avez trois grands modes d’envoi pour une promesse d’embauche, chacun avec ses avantages.

La lettre recommandée avec avis de réception reste la valeur sûre. Elle permet de dater précisément l’envoi et la réception, ce qui est très utile en cas de litige sur la durée de validité ou la rétractation. C’est la solution la plus classique pour une promesse d’embauche importante (cadre, poste stratégique, mobilité géographique…).

La remise en main propre contre décharge est tout aussi solide, à condition d’être bien faite. Il faut faire signer au candidat un double de la promesse d’embauche avec la mention « remis en main propre le … ». C’est idéal lorsque les parties se rencontrent physiquement, par exemple à l’issue d’un entretien final.

La signature électronique est désormais largement admise, à condition d’utiliser une solution sérieuse qui permet d’identifier clairement les signataires et de dater la signature. L’avantage est énorme pour les recrutements à distance : rapidité, traçabilité, moins de papier. Veillez simplement à conserver le certificat ou le journal de signature fourni par la plateforme.

En pratique, choisissez :

  • recommandé AR si vous voulez une preuve très formelle ;
  • remise en main propre si vous voyez le candidat et que vous pouvez faire signer immédiatement ;
  • signature électronique si vous avez besoin de rapidité et de flexibilité, notamment pour des recrutements multi-sites ou à l’international.

Preuves à conserver en cas de litige futur

Une promesse d’embauche n’a de valeur que si vous pouvez la prouver. Il est donc essentiel de garder un petit « dossier » complet, côté employeur comme côté candidat.

Conservez au minimum :

  • la promesse d’embauche signée (version papier scannée ou PDF signé) ;
  • la preuve d’envoi et de réception : accusé de réception, preuve de dépôt, mail de notification de signature électronique, décharge de remise en main propre ;
  • les échanges écrits qui montrent le contexte et l’accord des parties : emails de négociation sur le poste, la rémunération, la date d’entrée, éventuels avenants à la promesse ;
  • le cas échéant, les pièces jointes mentionnées dans la promesse (fiche de poste, grille de rémunération, accord de télétravail…).

Idéalement, archivez ces éléments dans un dossier numérique unique, clairement nommé (par exemple « Promesse d’embauche – Nom Prénom – Date »), accessible au service RH et sécurisé. Le candidat a tout intérêt à faire la même chose de son côté, en sauvegardant les documents sur un support fiable et non uniquement dans sa boîte mail.

Quand transformer la promesse d’embauche en contrat de travail écrit

La promesse d’embauche ne doit pas s’éterniser. Elle a vocation à être remplacée rapidement par un contrat de travail écrit, surtout pour un CDI ou un CDD.

En pratique, il est judicieux de :

  • prévoir dans la promesse d’embauche une date d’entrée en fonction claire ;
  • préparer le contrat de travail pour qu’il soit signé au plus tard le jour de l’arrivée du salarié, et idéalement quelques jours avant ;
  • veiller à ce que le contenu du contrat (poste, rémunération, durée du travail, lieu, clauses particulières) soit strictement cohérent avec la promesse d’embauche.

Si des éléments doivent évoluer entre la promesse et le contrat (par exemple une légère modification de la rémunération variable ou des modalités de télétravail), mieux vaut :

  1. en discuter ouvertement avec le candidat ;
  2. formaliser ces ajustements par écrit avant la signature du contrat, pour éviter toute accusation de manquement à la promesse initiale.

Dès que le contrat de travail est signé par les deux parties, c’est lui qui devient la référence juridique principale. La promesse d’embauche peut alors être archivée comme document préparatoire, mais elle reste utile en cas de contestation sur la phase de recrutement ou sur les engagements pris avant l’embauche.

Télécharger notre modèle de promesse d'embauche ci dessous
https://www.mondevisfacile.fr/modeles-de-documents-a-telecharger/modele-promesse-dembauche

Le temps c’est de l’argent alors sauvez les deux

Créer gratuitement et rapidement votre premier devis

*Mondevisfacile s’engage à toujours laisser la création de devis gratuitement sans création de compte

Faites votre premier
devis gratuitement
et 3 minutes